Interview : Sophie Degois-Mereau

Bon­jour à tous et à toutes. Aujour­d’hui, c’est avec plaisir que je vous présente une autre plume amoureuse des ani­maux : Sophie Dego­is-Mereau.

Sophie Degois-Mereau

Sophie, vous avez écrit deux livres jeunesse qui racon­tent l’histoire d’un intrépi­de chat noir, Les aven­tures de Oz, tome 1 et 2. Qu’est-ce qui vous a poussé à écrire ces livres ?

Avec ma fille nous lisons beau­coup, force est de con­stater qu’une cer­taine quan­tité de livres sont encore sex­istes quand d’autres sont assez légers en qual­ité de graphisme. J’avais en par­al­lèle beau­coup d’histoires de chats à racon­ter. J’ai donc pris mes pinceaux pour écrire pour ma fille des his­toires qui gran­dis­sent avec elle.

Tome 1 : Oz et sa famille

Vous avez l’air d’aimer les ani­maux. Était-ce impor­tant pour vous de pren­dre la plume pour les défendre ?

Je pense que si on en est à devoir les défendre, c’est que dès le début, on a raté quelque chose. Il faut édu­quer pour qu’il ne soit plus néces­saire de les défendre. Mon héros est un chat noir et ce n’est pas anodin. Il s’ag­it de démys­ti­fi­er ce pelage noir qui est sou­vent un frein à l’adop­tion dans les refuges. J’ai ren­con­tré des gens à la cam­pagne qui voient encore les chats comme des nuis­i­bles ou qui ne savent pas que la pilule pour chats existe ! Les enfants appren­nent bien mieux et sont capa­bles d’é­du­quer leurs par­ents aussi.

Le tome 2 : Les aven­tures de Oz : Oz passe une bonne journée ! est sor­ti le 12 décem­bre 2019. À quand le prochain tome ?

Le tome 3 est proche de la fin : Une aquarelle à pein­dre, quelques retouch­es d’images, la mise en page, des véri­fi­ca­tions d’impression et ce sera bon… Donc bien­tôt bientôt !
J’ai stop­pé la créa­tion de ce tome pen­dant trois mois, mon chat avait dis­paru sur notre lieu de vacances. Je n’avais pas à cœur de con­tin­uer sans lui.

Tome 2 : Oz passe une bonne journée

Je crois que vous aviez prévu aus­si d’écrire un autre livre sur la vie de votre grand-père ? Est-ce tou­jours d’actualité ? Si oui, quand sortira-t-il ?

Oui cette idée me trotte tou­jours dans la tête. J’ai encore deux tomes de prévus pour les Aven­tures de Oz, plus un numéro spé­cial, d’autres idées encore et je pour­rais m’y met­tre. Ce tra­vail me deman­dera plus de recherche pour coller à l’époque.

Y a‑t-il d’autres livres sur le feu ?

Effec­tive­ment en par­al­lèle du tome 3, je pré­pare un numéro sur la perte d’un ani­mal. Mais cela reste dans le cadre des Aven­tures de Oz. Sinon je pense faire un ouvrage ou deux de colo­riage, des mar­ques pages…

Vous vendez vos livres à 10,55 €. Ce n’est pas un prix habituel. Com­ment l’avez-vous choisi ?

C’est très dif­fi­cile d’évaluer son tra­vail, surtout si on le com­pare aux grandes séries qui foi­son­nent et béné­fi­cient de prix com­péti­tifs. J’essaie de trou­ver un juste milieu entre ce que l’on peut met­tre dans la cul­ture et ce qui me revient après.

Vous ne vendez vos livres que sur Ama­zon. Pourquoi ce choix ? Vous satisfait-il ?

J’ai opté pour cette plate­forme pour sa sim­plic­ité, pour son ray­on­nement (qui ne con­nait pas Ama­zon), mais aus­si pour sa rapid­ité d’action. J’en suis très sat­is­faite, si on a besoin d’aide il suf­fit d’envoyer un mail et les con­seillers vous répon­dent pré­cisé­ment avec même quelques con­seils sup­plé­men­taires. Le seul bémol est qu’il n’y a pas autant de choix de types de fini­tions que chez d’autres.

Enfin, l’incontournable, qui est votre auteur ou autrice préféré·e ? Votre livre préféré ?

Je ne saurais pas dire exacte­ment le nom d’un seul auteur. Cela dépend des moments de la vie, des ouvrages ou encore de mes envies. Il y a un livre que je relis régulière­ment : Les Fleurs bleues de Ray­mond Que­neau. J’aime beau­coup L’Alchimiste et la Sor­cière de Por­to­bel­lo de Paulo Coel­ho… mais je ne suis pas con­tre un bon Chattam !

Voilà, c’est tout pour cette inter­view, mais vous pou­vez en décou­vrir plus sur Sophie et sur ses livres sur https://sof-envrac.blogspot.com/

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Interview : Émilie Loyer

Bon­jour à tous et à toutes. Pour cette pre­mière inter­view 2021, j’ai choisi de vous présen­ter une jeune autrice de fan­ta­sy : Émi­lie Loy­er.

Emilie Loyer

Émi­lie, votre nou­veau livre Sur le fil du temps vient de sor­tir (jan­vi­er 2021), il s’agit je crois d’un mélange de fan­ta­sy, votre genre de prédilec­tion et de dystopie. C’est bien ça ? Pou­vez-vous nous en dire plus sur ce livre ?

Il s’agit d’un livre mêlant magie et retour dans le temps.

Vous y décou­vrez un monde en perdi­tion, proche de l’extinction où il existe qua­tre formes de magie (une magie de men­tal, une de fon­da­men­tale, une de con­trôle et une autre de guer­ri­er). L’Empereur Ultime a pris le pou­voir et a réus­si à anéan­tir en qua­si-total­ité les trois autres formes de magie. Seul un petit clan de résis­tants peut encore l’anéantir. Leur dernier espoir est d’envoyer un guer­ri­er – Zacharie — suren­traîné dans le temps à un moment et à un endroit choisi afin qu’il tue cet Empereur Ultime, qui a été jusqu’à effac­er totale­ment son iden­tité de la mémoire collective.

Couverture de Sur le fil du temps

Mal­heureuse­ment, ce tyran apprend cette ultime action et tente le tout pour le tout en essayant de tuer ce guer­ri­er. Le dernier espoir est donc de rem­plac­er Zacharie par Alix, la meilleure amie du jeune homme. Rien ne se passe comme prévu et l’adolescente retourne bien dans le passé, mais trop loin dans le temps. Elle se retrou­ve ain­si dému­nie dans un passé qu’elle ne con­naît pas, entourée d’étrangers sans autre pos­si­bil­ité que d’attendre la fin du monde…

Enfin, j’ai voulu ce livre acces­si­ble à tous en y choi­sis­sant une typolo­gie adap­tée aux per­son­nes dyslex­iques. Cela rend la lec­ture plus facile et moins fati­gante pour tout le monde, je pense.

C’est un curieux mélange de gen­res qui n’est pas com­mun. Où en avez-vous eu l’idée ?

Toutes mes idées me vien­nent de mes rêves. Ces derniers sont très forte­ment inspirés, je pense, de mes lec­tures et de mes séries ou films favoris. Je ne suis pas par­tie sur une volon­té pro­pre de mêler deux gen­res dif­férents, j’ai juste voulu racon­ter ce que j’avais au fond de moi, ce qui gran­dis­sait au fur et à mesure que grossis­sait mes per­son­nages. Et cela a créé Sur le fil du temps, qui s’avère être de la fan­ta­sy dystopique. 😊

Vous avez aus­si écrit Les légen­des oubliées, une saga en qua­tre tomes qui est un véri­ta­ble suc­cès et dont le dernier, Les Mara, est sor­ti en juil­let 2019.  Vous attendiez-vous à pareil succès ?

Alors là, pas du tout ! Je suis d’ailleurs tou­jours éton­née lorsque je reçois des petits mes­sages sym­pa­thiques des lecteurs qui me dis­ent ador­er mon his­toire et ma plume. Je n’écris pas pour ven­dre ou pour être con­nue, j’écris parce que j’aime ça et que j’avais besoin, avec le pre­mier tome de mon his­toire, de savoir si j’avais un réel tal­ent ou juste un besoin de frap­per les touches…

Couverture des Légendes oubliées tome 4

Apparem­ment, j’ai un « tal­ent » même si une nou­velle fois, j’en suis encore à douter de moi. J’attends d’ailleurs avec impa­tience des retours pour mon nou­v­el ouvrage, qui est dif­férent de ma saga, afin de savoir si mon lec­torat aime tou­jours autant mes his­toires ou si ma saga a été un « coup de bol »… :p

Vous avez l’air d’être une autrice fémin­iste. C’est un engage­ment impor­tant pour vous ?

Oui et non. Réponse de Nor­mand (d’ailleurs les pau­vres !), je sais, mais je m’explique :

Ma saga Les légen­des oubliées place les femmes au cœur de l’ouvrage. J’en avais assez de lire des ouvrages où les femmes n’ont que trois possibilités :

  • La petite princesse qui a absol­u­ment besoin d’un homme pour l’aider à se sauver.
  • La femme sans pou­voir qui au bout de trois pages est dev­enue une grande prêtresse que tout le monde respecte… (je ne trou­ve pas cela crédi­ble, lorsque nous devons tou­jours prou­ver – dans notre société – que nous avons une réelle place !)
  • Une méchante qui au final est bien moins forte que le héros !

J’ai donc décidé que mes héroïnes seraient déjà fortes men­tale­ment et physique­ment, avec notam­ment une reine des Ama­zones ! Mais pour le bien de l’histoire, il fal­lait tout de même qu’elles puis­sent toutes évoluer et grandir, à leur rythme, en fonc­tion des épreuves qu’elles tra­versent et des objec­tifs qu’elles se fixent.

Nous retrou­vons un peu le même sché­ma pour Sur le fil du temps. Bien qu’Alix soit envoyée dans le passé sans aucune pré­pa­ra­tion, elle est tout de même déjà au plus fort de ses capac­ités mag­iques, parce qu’elle a dû affron­ter une vie injuste rem­plie d’ennemis et d’hommes qui souhaitaient l’abattre.

Couverture des Légendes oubliées tome 3

Bref, tout cela pour expli­quer que mon but n’était pas de met­tre au pre­mier plan le fémin­isme, mais seule­ment d’écrire des his­toires plus cohérentes et logiques avec des femmes au cen­tre de tout cela.  Résul­tat ? Des femmes fortes et guer­rières qui n’ont pas besoin d’hommes pour régir leur vie (même si ces derniers ont tout de même une belle place dans leur vie), ce qui donne une belle déf­i­ni­tion, en effet du fémin­isme… La boucle est bouclée.

Et dans la vie de tous les jours ? Je peux très bien ouvrir une porte moi-même (même si c’est plus roman­tique de laiss­er « l’homme » le faire) et pay­er la moitié du restau­rant ! Et bien enten­du, je trou­ve totale­ment injuste que nous n’ayons pas le même salaire qu’un homme (et j’en ai fais les frais !) sous pré­texte que nous pou­vons don­ner la vie alors même qu’il faut bien du courage et de la force men­tale pour réus­sir cet exploit ! Oui, je suis féministe !

Vos per­son­nages baig­nent dans un univers mag­ique ; vous-même avez une for­ma­tion sci­en­tifique. Est-ce que la part rationnelle qui est en vous regrette de ne pas vivre dans ce genre d’univers ?

Un très grand OUI ! J’ai besoin de magie, de féerie et d’imaginaire dans mon quo­ti­di­en. J’ai besoin de me dire que l’on peut encore inter­a­gir avec des dis­parus, qu’il est pos­si­ble de voir des fées dans chaque branche d’arbres qui bouge et que les coc­cinelles sont vrai­ment por­teuses de bonnes nou­velles… Nous vivons dans un monde – surtout à l’époque de cette épidémie – gris et sans saveur. Il faut donc trou­ver de la magie là où notre monde en manque cruellement.

On vous a déjà com­paré à l’héroïne de votre saga. Qu’est-ce que cela vous inspire ? Rire, fierté, autre ?

Je rigole tou­jours lorsqu’on me le dit. Et puis je finis par me pos­er la ques­tion. J’ai même quelqu’un qui m’a cer­ti­fié que mes vies antérieures n’avaient pas été de tout repos. C’est pos­si­ble, mais dans ce cas là, et vu ce que je fais vivre à mes héroïnes, je pleure sur ce passé chargé ! Alors autant rire et me dire qu’il n’y a que la couleur des cheveux qui me rap­proche de mes héroïnes !

Couverture des Légendes oubliées tome 1

Je ne sais pas me bat­tre physique­ment, je n’ai pas leur corps de rêve et je suis telle­ment mal­adroite que je me couperais avec la lame de ma pro­pre épée !

Vous avez eu la chance de trou­ver une mai­son d’édition (7Ecrit). Com­ment cela s’est-il passé ?

Pas très bien ! C’est pour cela que j’ai récupéré mes droits et suis main­tenant une auteure indépen­dante. Je ne renie pas ce pas­sage dans ma vie. La mai­son d’édition m’a ouvert cer­taines portes et m’a per­mis de con­naître les clefs de l’édition. Mais je n’étais qu’une auteure par­mi tant d’autres (ce qui est le cas, en effet) et cette mai­son d’édition n’avait pas de temps à me con­sacr­er pour les séances de dédi­cace. Je devais tout faire moi-même pour un « salaire » mod­ique. Alors à quoi bon ? Autant que le tra­vail fourni me serve réelle­ment à moi ! D’où cette décision.

Tous les auteurs et toutes les maisons d’édition sont dif­férents. Je ne suis pas anti édi­tion, au con­traire. Mais 7 écrits n’était juste pas fait pour moi au con­traire de l’auto-édition qui me comble tous les jours !

Et enfin, la tra­di­tion­nelle huitième ques­tion, votre livre préféré et votre auteur·e préféré·e ?

J’en ai plusieurs mal­heureuse­ment pour vous ! :p

Mes livres préférés, que je lis et relis et relis encore : la saga de L’épée de vérité et les Har­ry Potter

Mes auteurs favoris : Maxime Chat­tam, Mireille Calmel et Nora Roberts.

Pour ceux qui arrivent en tête de liste, parce que sinon j’en ai bien, bien plus !!!!

 

Voilà, c’est tout pour cette inter­view, mais vous pou­vez en décou­vrir plus sur Émi­lie et sur ses livres sur http://leslegendesoubliees.e‑monsite.com/

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Interview : Laure Keesing

Bon­jour à tous et à toutes. Aujour­d’hui, c’est avec plaisir que je vous présente Lau­re Keesing, autrice, mais aus­si illus­tra­trice puisqu’elle a illus­tré mon con­te L’autruche qui voulait vol­er.

Photo de Laure Keesing

Laure, ton dernier livre, Insolites, vient tout juste de sortir. Il s’agit, d’une série de dialogues rythmés, drôles et insolites sur les êtres humains. Peux-tu nous en dire plus ?

Ce sont six his­toires dif­férentes, mais au final on y retrou­ve la même prob­lé­ma­tique : pourquoi l’être humain fait par­fois des choix d’actions qui finis­sent par le desservir ? Cette ques­tion me pas­sionne parce, mal­gré moi, des inco­hérences me saut­ent sou­vent aux yeux dans le com­porte­ment humain (moi y com­pris !). Je ressen­tais par­fois de la frus­tra­tion à ne pou­voir y répon­dre jusqu’à ce que je décou­vre les neu­ro­sciences qui com­men­cent à expli­quer cer­tains de ces phénomènes.

Couverture Insolites

On les retrou­ve en sub­stance dans la plu­part de mes dia­logues, sauf le dernier. J’aborde par exem­ple dans Coupable le débat d’idées qui scinde sou­vent les gens en deux caté­gories (les pour et les con­tre) alors qu’une troisième option peut être apportée (celle du « je ne sais pas »).  Pourquoi la con­ner­ie existe-t-elle ? Dans les Prophètes, pourquoi a‑t-on du mal à écouter ou à s’approprier des paroles bien­faisantes sur le long terme ? Pourquoi cela sem­ble-t-il impos­si­ble d’aimer de façon incon­di­tion­nelle dans Oxy­more ? etc.

 

Sur Amazon, il n’est présent qu’au format Kindle, pas au format papier. Pourquoi un tel choix ?

Tout sim­ple­ment parce que le for­mat papi­er n’est pas du tout rentable, avec les frais de port qu’Amazon ne rem­bourse pas com­plète­ment. Et puis, le peu de com­man­des que j’ai pour le moment peu­vent pass­er directe­ment par moi. Cela revient moins cher au lecteur.

 

En 2018 tu as sorti un autre livre dans le même style : Qu’avez-vous pour me divertir ? Il s’agit d’une pièce de théâtre qui dénonce les travers des êtres humains. D’où t’est venue l’idée d’écrire ce genre de livres ?

Cette pièce de théâtre m’est venue en deux temps. J’avais d’abord écrit mes états d’âme, comme dans un jour­nal intime, pour exor­cis­er un coup de blues sur ma désil­lu­sion quant à l’humanité. C’est resté plusieurs années dans un fichi­er (pas le coup de blues !) Puis un jour, lors d’une de mes diva­ga­tions sur un tout autre sujet (cela m’arrive fréquem­ment), j’ai fait un bref résumé du monde : Pour arriv­er à celui que l’on con­naît il fal­lait à la base trois fac­teurs : de la matière qui s’agglomère pour con­stituer des corps, une énergie qui ani­me une par­tie de cette matière pour don­ner la vie et une notion qui per­me­tte à cette vie d’évoluer jusqu’à aujourd’hui. J’avais mes dieux orig­inels : la grav­ité, la vie et le temps.

Couverture Qu'avez-vous pour me divertir ?

Je me suis dit que j’allais les faire dia­loguer entre eux à la con­struc­tion du monde jusqu’à observ­er l’apparition des humains. Je me suis alors basée sur mon vieux texte, j’ai repris quelques idées, et j’ai tout tourné en déri­sion. Je me suis sen­tie bien mieux après cette écri­t­ure qu’après avoir accouché de mes idées noires des années aupar­a­vant. De là, je me suis dit que ce qu’il me fal­lait exprimer, je devais le faire sous forme de dia­logues humoris­tiques. Le ren­du final me parais­sait assez bon pour avoir envie de le partager. Puisque j’ai encore d’autres « ressen­tis » à extéri­oris­er de cette façon, je me suis lancée dans l’autoédition. Et voilà.

 

Les commentaires Amazon de Qu’avez-vous pour me divertir ? sont tous excellents. T’attendais-tu à de tels retours ?

Je ne m’attendais à rien, à vrai dire. Je me suis lancée sans trop me pos­er de ques­tions. J’étais prête à toutes sortes de cri­tiques. L’important, c’était que ça me plai­sait, à moi ! Je me suis beau­coup amusée à écrire ces dialogues.

 

Entre les deux, il y a eu un autre livre dans un tout autre genre : Zico et moi chronique d’une journée avec mon chat. Il s’agit d’un livre d’aquarelles pour amoureux des chats et où tu présentes une journée avec ton chat. Pourquoi ce changement de genre ?

Je ne con­sid­ère pas devoir appartenir à un genre par­ti­c­uli­er. C’est vrai que pour le moment il sem­blerait que l’autodérision sous forme de dia­logues me con­vi­enne, mais j’ai aus­si le souhait d’écrire autre chose. D’ailleurs j’ai déjà d’autres his­toires en cours, qui sont des amorces de nou­velles ou de récits.

Couverture Zico et moi

Pour Zico, qui était mon chat, j’ai eu envie d’inscrire quelque part mes sou­venirs essen­tiels de moments partagés avec lui. Pour ne pas les oubli­er, pour le faire vivre encore un peu. J’ai de nou­veau eu envie de partager cette his­toire, parce que je sais que beau­coup de gens aiment les chats et peu­vent se retrou­ver dans ces saynètes. Je les ai illus­trées car j’aime l’aquarelle.

 

As-tu prévu de sortir d’autres livres ? Si oui, de quoi parleront-ils et quand sortiront-ils ?

Je peux répon­dre facile­ment aux deux pre­mières ques­tions, mais quant à la date de sor­tie c’est une autre affaire ! J’ai plusieurs pro­jets, mais je vais ten­ter de me con­cen­tr­er d’abord sur un réc­it. Il s’agira de mon pas­sage dans la fonc­tion publique il y a une douzaine d’années. J’espère le ren­dre amu­sant, un peu à la façon de Nothomb, et le sor­tir fin 2021. Quant aux suiv­ants, je ne saurais dire dans quel ordre ni pour quelle dead line, mais j’ai deux his­toires de sci­ence fic­tion en tête. J’ai aus­si l’idée de faire un livre jeunesse illus­tré por­tant sur un mes­sage philosophique. Dans l’idéal, mais ce n’est peut être qu’un doux rêve, j’aimerais égale­ment trou­ver le moyen de ren­dre la sci­ence acces­si­ble aux jeunes en met­tant en avant leurs pro­pres fac­ultés de raison­nement et la con­fi­ance en eux.

 

Tu as aussi illustré mon conte L’autruche qui voulait voler. As-tu illustré d’autres livres ?

Oui. Après ton con­te et une cou­ver­ture, pen­dant le pre­mier con­fine­ment une auteure, qui avait décou­vert Zico et Moi, m’a con­tac­tée pour que j’illustre un réc­it sur son pro­pre chat. C’est le Voy­age de Tut­sie de Mathilde Manoury. Puisque l’aventure avec toi m’avait bien plu, j’ai accepté.

Couverture Les voyages de Tutsie

Et pour le deux­ième con­fine­ment (comme quoi !) une anci­enne jour­nal­iste m’a sol­lic­itée pour illus­tr­er un con­te pour enfant sur le thème de la com­mu­ni­ca­tion non vio­lente. Cela m’a fait penser à toi car j’ai peint, non pas des autru­chons, mais des girafes et des cha­cals ! Con­tente du résul­tat elle m’a demandé de lui illus­tr­er égale­ment des poèmes et une his­toire écrite par des enfants. Je suis ravie de ces projets !

Couverture L'autruche qui voulait voler

Enfin, l’incontournable : Ton auteur·e préféré·e ? Ton livre préféré ?

Évidem­ment, ques­tion dif­fi­cile… Mais s’il faut t’en nom­mer un, cela sera H.G. Wells, avec L’Ile du Doc­teur Moreau.

 

Inter­view pub­liée pour la pre­mière fois sur Overblog le 15 novem­bre 2020.

 

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