Transformer un lecteur occasionnel en lecteur fidèle

Bonjour à tous et à toutes. Sur un salon ou une séance de dédicaces, vous accrochez avec une personne, la convainquez de la qualité de votre prose et, toute heureuse, elle repart avec un exemplaire de votre livre sous le bras. Ce qui ne fait pas un, mais deux heureux. Bien sûr, vous êtes le ou la deuxième ! Et si cette personne qui sans doute aimera votre livre (du moins, je vous le souhaite à tous les deux), devenait un lecteur ou une lectrice fidèle qui vous achètera aussi votre prochain roman et le suivant et le suivant ?… Si vous l’avez rencontré sur un salon et que vous comptez refaire ce salon chaque année, il est possible que vous vous y retrouviez et la convainquiez à nouveau. Mais reconnaissez que les chances sont minces !

Image d'e-mail

C’est pourquoi vous devez vous créer une mailing list, c’est à dire une liste d’adresses e-mails que vous contacterez à chaque fois que vous sortirez un nouveau livre. Bref, une liste de clients/lecteurs avec leur adresse e-mail.

Pour cela, le plus simple est de demander son e-mail à chaque nouveau lecteur. « Accepteriez-vous de me donner votre adresse mail pour que je puisse vous prévenir des prochaines sorties ? » En principe, ils ne refusent pas. S’ils refusent, tant pis, n’insistez pas.

Personnellement, je vais toujours sur ces manifestations avec une ou deux feuilles imprimées recto verso où je demande le nom, le prénom, l’adresse e-mail et le ou les genres littéraires pour lesquels ils souhaitent être contactés.

Capture d'écran de ma feuille "être informé"

Le nom et le prénom me servent à personnaliser l’e-mail. Quand M. Paul Dupond reçoit un e-mail adressé à M. Paul Dupond, c’est tout de suite plus sympathique que si celui-ci contient le sempiternel « Madame, Monsieur ».

Pour moi qui écris dans plusieurs genres et qui en plus suis éditrice (j’édite aussi d’autres auteurs et autrices), connaître les genres littéraires qui intéressent mes lecteurs me permet de mieux cibler mes e-mails. Inutile en effet de signaler la sortie d’un conte pour enfants à quelqu’un qui n’achète que des romans et n’a pas d’enfants…

Les e-mails ne doivent pas être envoyés depuis votre boîte mail sans quoi les boîtes mail de destination risquent vite de repérer vos e-mails et de les bloquer comme spams. Vous devez les envoyer depuis une plate-forme Internet créée à cet effet. Il en existe de nombreuses, comme toujours des gratuites et des payantes. Parmi les gratuites, Mailchimp est une des plus connue. Mais attention, elle est uniquement en anglais. Si vous ne parlez pas la langue de Shakespeare, je vous la déconseille, vous vous y arracheriez les cheveux pour rien. Personnellement, j’utilise Sendinblue. Tout est en français, la plate-forme est simple d’utilisation, plutôt intuitive et si je parviens à suffisamment développer mon activité, je sais que je pourrai glisser vers la version payante. Pour l’instant, la version gratuite répond à mes besoins et elle devrait répondre aux vôtres.

Voilà, si vous avez des questions ou des remarques sur cet article ou les mailing lists, n’hésitez pas à les mettre dans les commentaires. 😉

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 12 août 2019.

 

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Captiver vos lecteurs : 5 conseils clefs

Bonjour à tous et à toutes. Chaque fois qu’une personne vous achète un livre, elle prend un risque. En fait, qu’elle achète son livre auprès de vous, de moi, de n’importe qui d’autre, peu importe. Elle achète un livre pour être divertie, instruite, guidée, éclairée. Pour choisir, elle se base sur des indices, la couverture, le titre, la quatrième, une ou deux pages lues au hasard…

Ces indices lui servent à savoir si le livre lui plaira effectivement, s’il lui conviendra. Et elle court le risque de se tromper, de ne pas être divertie, instruite, guidée ou éclairée. Bref, elle court le risque d’être déçue et de refermer le livre avant la fin.

Image d'une lectrice captivée par ses livres

Premier point, si vous êtes un écrivain ou une écrivaine sérieux·se et que vous respectez vos lecteurs et lectrices, vous aurez toujours en tête ce risque et ferez tout votre possible pour le réduire autant que possible.

Deuxième point, vous devez également considérer que quoi que vous fassiez, vous ne pourrez jamais plaire à tout le monde et donc qu’il y aura toujours des déçus.

Le tout est, comme nous l’avons vu, de faire en sorte qu’il y en ait le moins possible.

Comment s’y prendre ?

Voici cinq conseils pour s’assurer que les lecteurs de fiction ne referment le livre qu’après le point final.

1. Votre lecteur ne doit jamais s’ennuyer

La majeure partie des conseils suivants découleront de celui-ci. Votre lecteur ne doit jamais s’ennuyer. Votre histoire doit aller de rebondissements en rebondissements. Si tout est beau sous le soleil de vos personnages, que tout se passe bien, inutile d’écrire un livre là-dessus ! Il faut tenir le lecteur en haleine.

2. Offrez à votre lecteur ce qu’il attend et plus encore !

Si vous écrivez un roman policier, votre lecteur s’attend à ce qu’il y ait un crime, voire plusieurs et à se perdre dans les méandres de l’enquête et à s’interroger sur « Qui est le coupable ? » Il ne faut donc pas que l’enquête soit bâclée et le coupable évident. Il veut être perdu ? Perdez-le ! Emmenez-le dans un labyrinthe de raisonnements inextricables digne de Dédale. Si vous écrivez de la romance, alors vos personnages ne doivent pas se retrouver dans le même lit dès le premier chapitre ! Soyez inventif·ve ! Vos lecteurs sont des sadiques qui ne veulent pas que vos personnages nagent dans le bonheur avant le point final. Alors soyez sadique vous aussi, faites vivre à vos personnages les pires horreurs, vos lecteurs ne vous en aimeront que davantage !

3. Des personnages réalistes

Dans la vie réelle, c’est bien connu, personne n’est tout blanc ou tout noir. Nous sommes tous un mélange de qualités et de défauts. Pour éviter que vos personnages soient creux, évitez de faire des « gentils » sans défauts et des « méchants » sans qualités. Quand je crée un nouveau personnage, je lui attribue trois qualités et trois défauts. Aucun ne doit être parfait.

4. Soignez vos fins de chapitres

Pour un lecteur qui veut fermer votre livre, que ce soit de façon définitive ou de façon temporaire pour passer à une autre activité, le meilleur moment est une fin de chapitre. Mais alors il est pris dans le tourbillon de la vie et… peut-être après tout que cet arrêt temporaire sera définitif ? Clore un chapitre est à la fois dangereux pour vous qui écrivez le livre, mais aussi incontournable. Pour éviter que cette fin de chapitre ne se change en point final, il faut transformer en atout ce mal nécessaire.

Pour cela, la technique est simple. Sans doute avez-vous déjà suivi une série TV. Si c’est le cas, songez au dernier épisode de chaque saison. Il se termine souvent sur un suspense insoutenable. Parfois même, c’est un double épisode et la deuxième partie sera le premier de la prochaine saison. Alors vous pestez contre les scénaristes qui ont osé vous faire ça, à vous, fan fidèle de la série, ainsi qu’à vos personnages favoris. C’est qu’entre la fin de la diffusion de cette saison et le début de la suivante, il s’écoulera presque un an et que les scénaristes comptent sur votre frustration (celle induite par le suspense insoutenable) pour que vous ne manquiez pas la prochaine saison.

Ainsi, pour augmenter vos chances que vos lecteurs ne ferment pas votre livre à la fin d’un chapitre ou s’empressent de le rouvrir dès que possible, vous devez, à l’image de ces scénaristes, finir vos chapitres par un suspense addictif.

5. Ménagez des pauses humoristiques

Une phrase, un mot, une situation délicate qui se résout dans la joie de vivre. Il peut suffire de petits riens. Tout comme vous pouvez avoir un personnage d’un naturel joyeux ou blagueur (c’est le cas d’Audrey, l’une des héroïnes de mon roman Au seuil du monde). Ces micro pauses qui mettront le sourire aux lèvres de vos lecteurs ou leur donneront même des éclats de voix, ne leur feront qu’aimer encore davantage votre livre et les personnages qui y vivent.

Voilà, armés de ces quelques conseils, j’espère que vous saurez captiver vos lecteurs de la première à la dernière ligne de vos histoires.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 22 juillet 2019.

 

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Définir le prix de votre livre

Bonjour à tous et à toutes. Votre chef d’œuvre est fini. Il ne vous reste plus qu’à en définir le prix. Mais comment faire ?

Photo d'une calculette au milieu de sous

Définir le prix d’un livre est une des étapes les plus compliquées et les plus risquées. Si vous vous trompez, vous risquez de passer à côté de votre lectorat. Il s’agit donc d’une étape importante.

Si vous donnez un prix trop élevé à votre livre, les lecteurs éventuels le bouderont et iront vers un livre moins cher. Après tout, vous êtes un illustre inconnu, pourquoi paieraient-ils pour vous ?

Si au contraire vous affichez un prix trop bas, les lecteurs éventuels peuvent se méfier, penser que c’est de la mauvaise littérature ou de mauvais conseils, bref, un livre au rabais. Suivant ce principe, 1,99 € est un prix « mort » pour les e-books. Ceux qui sont affichés à ce prix-là ne se vendent pas. Évitez donc ce tarif pour vos e-books. Je sais qu’il existe d’autres prix « morts » et si je pouvais vous en faire la liste, je le ferais avec plaisir. Malheureusement, c’est le seul que je connaisse…

Il faut être dans le juste prix.

Pour cela, il y a plusieurs méthodes. Certains réfléchissent simplement à combien ils voudraient être payés pour leur travail. Je ne pense personnellement pas (mais cet avis n’engage que moi) que ce soit une bonne méthode. En effet, on a toujours tendance à surestimer son travail. Chacun se pense – et c’est bien normal – le nouveau Mozart de la littérature, mais il faut être réaliste, il n’y en a peut-être aucun parmi nous.

Philippe Saimbert propose tous ses romans au format A5 à 9,99 € quand les romans de ce format se vendent d’ordinaire entre 15 et 20 €. Sa stratégie : « je préfère vendre cent livres à ce prix que dix à 15 € et plus. »

Ma stratégie est la suivante : lorsque le moment est venu de définir le tarif du prochain livre que je vais éditer, je commence par regarder dans deux ou trois librairies physiques les livres de même type.

Pour mon roman Bucéphale et Alexandre une amitié interdite, qui est un roman pour adolescents d’environ deux cents pages au format poche, je suis allée à Cultura, au Parvis de Leclerc et à la Fnac regarder les prix de plusieurs romans poche pour adolescents d’environ deux cents pages. Je ne me suis intéressée ni aux romans pour ados au format A5, ni à ceux dont le nombre de pages différait trop, ni à ceux qui n’étaient pas pour ados. J’ai ciblé précisément les romans qui ressemblaient au mien. Grâce à ça, je me suis fait une première idée des prix.

Ensuite, je réitère l’expérience, mais cette fois sur des sites de vente en ligne comme Amazon, pour voir si je fais le même constat.

Aller d’abord dans des librairies physiques n’est bien sûr pas obligatoire et ce n’est pas toujours possible. Pour moi qui ai cette possibilité, je préfère, car j’y trouve plus facilement ce que je cherche, c’est plus visuel. Sur Internet, il est parfois difficile de trouver le format du livre ou le nombre de pages, des informations capitales, vous l’avez compris. Par ailleurs, quand j’ai voulu aller voir les prix des romans pour ados sur Amazon, j’avais beau avoir cliqué sur la catégorie « ados », je me retrouvais avec des livres pour enfants de 7 – 8 ans. En plus du reste il fallait donc que je contrôle l’âge à chaque fois… Car ce paramètre avait aussi de l’importance : un livre pour enfants sera surtout acheté par des adultes en guise de cadeau, un roman pour adolescents peut être acheté par l’adolescent lui-même avec son argent de poche. Il ne doit donc pas avoir l’impression de casser sa tirelire pour acheter un livre (et ne rêvez pas, des ados qui cassent la tirelire pour un livre, ça ne court pas les rues !).

Bien sûr, pour définir le prix d’un e-book, même principe, la librairie physique en moins.

Une fois que je connais la fourchette de prix à laquelle je vais pouvoir vendre mon livre, je calcule le prix de revient. C’est-à-dire combien je vais devoir débourser pour l’imprimer, combien l’État va me prendre dessus, etc.

Ensuite, je n’ai plus qu’à croiser ces informations pour définir mon prix. Celui qui ne fera pas fuir mes lecteurs tout en me garantissant un bénéfice quel que soit le canal de vente.

Notez que si vous vous trompez de prix avec votre e-book, vous pourrez toujours le modifier ultérieurement. Chose impossible bien sûr avec un livre au format papier.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 15 avril 2019.

 

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La couverture

Bonjour à tous et à toutes. Vous venez d’écrire un chef-d’œuvre et il est temps, pour vous, de l’éditer…

J’ai un petit secret à vous révéler…

Quelle que soit la qualité de votre livre, quelle que soit sa catégorie, fiction ou non fiction, recettes de cuisine ou bien roman d’horreur ou de SF ou que sais-je, les ventes ne décolleront pas si la couverture n’est pas réussie !

Vous pouvez avoir autant de talent que J. K. Rowling, si votre couverture n’attire pas l’œil, si elle ne donne pas envie d’ouvrir le livre, alors la partie est déjà perdue!

Donc, c’est un point à ne surtout pas négliger !

Pour réussir mes couvertures, personnellement, je commence par regarder les couvertures des livres du même genre. Ensuite, je réfléchis à ce que le livre doit évoquer. Pour finir, je trouve un bon graphiste ou illustrateur (selon mes besoins) qui me réalisera la couverture parfaite.

Je vous déconseille fortement de faire la couverture vous-même. Sauf, bien sûr, si c’est votre métier…

Pour ma part, je dispose de Gimp et de Photoshop. Mais ces logiciels ne me servent que peu pour la première de couverture. Ce sont le dos et la quatrième de couverture que je réalise avec eux.Schéma d'un livre

Ce que je peux éventuellement faire sur la première de couverture, c’est placer le titre s’il ne l’est pas déjà ou bien le déplacer… J’ajoute aussi mon logo.

Mon logo : la Goutte d'Étoile

Bien sûr, pour un auteur auto-édité, il n’est pas utile d’avoir un logo.

Quoi qu’il en soit, mes interventions sur la première de couverture se limitent là. Pour le reste, je laisse faire le ou la pro.

Mais n’hésitez pas à exiger un travail de qualité et à faire refaire la couverture autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que vous soyez entièrement satisfait·e. N’oubliez pas que l’avenir de votre livre en dépend…

Anaïs W. du blog vivredesesromans.com rappelle que vous ne devez pas réaliser la couverture qui vous plaît, mais celle qui correspond à votre livre. C’est un bon conseil en effet.

Quel que soit votre livre, il appartient à une catégorie. Vous devez donc vous inspirer des couvertures des livres qui marchent au sein de cette catégorie.

Attention au langage des couleurs. Chaque couleur a une signification, ne pas en tenir compte lorsque vous réalisez la couverture serait une grossière erreur qui vous coûterait des lecteurs.

Pour ma part, lorsque je dois décider de la couleur principale de la couverture d’un livre, je me sers de cet excellent article : http://evolutiongraphique.com/la-signification-cachee-des-couleurs-en-communication-visuelle/ dans lequel la signification de douze couleurs est donnée : bleu, rouge, jaune, vert, violet, orange, rose, turquoise, brun, noir, blanc et doré.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 11 février 2019.

 

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