Les marges du livre

Bon­jour à tous et à toutes. Cer­tains d’en­tre vous ne savent pas quelle valeur don­ner aux marges de leur livre. La solu­tion est toute sim­ple, vous verrez.

 

Marge

Pour com­mencer, dans votre fichi­er Word, allez dans l’on­glet Mise en page > Marges, puis dans le menu déroulant Affich­er plusieurs pages, sélec­tion­nez « Pages en vis-à-vis ».

La création des marges sous Word.

Con­crète­ment les marges ne seront plus iden­tiques sur toutes les pages, mais varieront en fonc­tion de la posi­tion gauche ou droite de la page dans le livre. Ain­si, vous définirez tou­jours une marge haute et une marge basse, mais au lieu de définir égale­ment une marge gauche et une marge droite, vous définirez une marge intérieure et une marge extérieure.

Pour ce qui est de la valeur de ces marges, je vous con­seille de vous munir de deux ou trois de vos livres et d’une règle et de mesur­er leurs marges. Celles-ci peu­vent légère­ment vari­er d’un édi­teur à l’autre ou d’un for­mat de livre à l’autre (A5, poche, etc.).

De mon côté, pour mon roman Au seuil du monde qui vient de sor­tir et qui est au for­mat A5, mes marges sont :

  • Haute : 2,5 cm
  • Basse : 2,2 cm
  • Intérieure : 2 cm
  • Extérieure : 1,8 cm

Pour mon roman Bucéphale et Alexan­dre une ami­tié inter­dite au for­mat poche jeunesse, mes marges sont :

  • Haute : 1,5 cm
  • Basse : 1,7 cm
  • Intérieure : 1,8 cm
  • Extérieure : 1,4 cm

Ces valeurs sont très dif­férentes, car il s’ag­it de for­mats dif­férents pour des lec­torats différents.

Dans Au seuil du monde, la marge haute est un peu plus grande que la marge basse, car j’ai mis des en-têtes afin d’aider le lecteur à s’y retrou­ver. J’ai donc aug­menter la marge haute de façon à laiss­er une place cor­recte à l’en-tête.

Dans Bucéphale et Alexan­dre une ami­tié inter­dite, en revanche, je n’ai pas ressen­ti le besoin de met­tre des en-têtes car les chapitres sont beau­coup plus courts. En revanche, comme je place tou­jours mes numéros de page en bas, c’est pour cela que la marge basse est un peu plus importante.

La marge intérieure doit tou­jours être plus grande que la marge extérieure pour per­me­t­tre le col­lage des pages entre elles lors de l’assem­blage par l’imprimeur.

 

Arti­cle pub­lié pour la pre­mière fois sur Overblog le 16 novem­bre 2020.

 

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Votre BAT et vous

Bon­jour à tous et à toutes. Lorsque vous avez envoyé vos fichiers à l’im­pres­sion, votre BAT, pour Bon à tir­er, aus­si appelé épreuve, est votre dernière occa­sion de cor­riger ce qui ne va pas. Autant dire, une étape impor­tante à ne pas rater…

Le BAT est tel les derniers mètres d'un chemin de corde

Il y a des erreurs (de l’im­primeur ou de vous) qu’on ne voit qu’à l’im­pres­sion. C’est toute l’u­til­ité d’un BAT.

Il peut arriv­er à l’im­primeur de faire quelques retouch­es, surtout au fichi­er de cou­ver­ture, afin qu’il cor­re­sponde aux stan­dards gérés par ses machines. Ras­surez-vous, les gross­es retouch­es ne peu­vent être faites sans votre con­sen­te­ment. Celles dont je par­le ici sont min­imes et le plus sou­vent invis­i­bles à un œil pro­fane. Mais il arrive que ces mod­i­fi­ca­tions volon­taires et min­imes en entraî­nent d’autres en cas­cades jusqu’à ce que cela se voit. Ras­surez-vous, c’est rare. Mais si cela arrive, l’im­primeur ne le ver­ra peut-être pas. Après tout, c’est vous qui con­nais­sez votre cou­ver­ture, pas lui.

Cas de fig­ure beau­coup plus sou­vent ren­con­tré (en tout cas dans mon expéri­ence), si, comme moi, vous faites le dos et la qua­trième de cou­ver­ture vous-même, ce qui peut se faire assez aisé­ment grâce à des logi­ciels tels que GIMP (atten­tion toute­fois à ne pas faire n’im­porte quoi), cer­taines de vos mod­i­fi­ca­tions peu­vent en mas­quer d’autres… qui appa­raîtront mal­gré tout sur le fichi­er PDF… et donc à l’im­pres­sion. Cela implique de tou­jours, mais vous le saviez déjà, con­trôler les fichiers que vous envoyez à l’im­primeur. Cepen­dant, encore une fois, cer­taines anom­alies vous sauteront aux yeux sur le BAT alors que vous ne les aviez pas vues sur le PDF. D’où l’im­por­tance du BAT… (Et c’est pourquoi per­son­nelle­ment, je me méfie tou­jours des « BAT » infor­ma­tiques qui n’ont de BAT que le nom et qui ressem­blent traits pour traits à votre PDF.)

Pour la pre­mière de cou­ver­ture, véri­fiez par exemple :

  • que le titre soit bien tel que vous l’avez disposé,
  • ain­si que votre nom,
  • que l’im­age ne soit pas décalée par rap­port au fichi­er PDF,
  • qu’au­cun élé­ment impor­tant n’ait été coupé lors du massicotage.

Pour le dos, véri­fiez que tout est bien placé et ne débor­de pas sur la pre­mière ou la qua­trième de couverture.

Pour la qua­trième de cou­ver­ture, vérifiez :

  • qu’il n’y ait pas de faute d’orthographe dans le résumé,
  • qu’au­cun mot du résumé ne soit coupé en fin de ligne,
  • que le code barre appa­raisse bien,
  • ain­si que le numéro ISBN,
  • que le prix TTC soit affiché.

Véri­fiez sur l’ensem­ble de la cou­ver­ture que tout est pro­pre, pas de point ou de tache qui ne devrait pas s’y trou­ver (par exem­ple dans les zones de texte ou à prox­im­ité), véri­fiez TOUT.

Pour le fichi­er texte, véri­fiez qu’au­cune page blanche ne se soit malen­con­treuse­ment insérée, que la numéro­ta­tion des pages est bien faite, que la mise en page vous con­vient (par­fois, ce qui nous parais­sait bien sur l’or­di­na­teur n’a pas le même effet sur papi­er). Il peut arriv­er aus­si de trou­ver une dernière faute d’orthographe qui avait échap­pé jusque là à tous les yeux chargés de la débus­quer, ain­si que des for­mu­la­tions mal­adroites. Encore une fois, l’ef­fet papi­er peut tout chang­er et per­me­t­tre de voir ce qui était invis­i­ble jusque là. Donc, profitez-en !

Cer­tains con­seil­lent de relire tout son livre à voix haute et de le faire relire par deux autres per­son­nes afin d’aug­menter le nom­bre de radars traque­urs d’anom­alies divers­es et variées.

Con­trôlez tout ce à quoi vous pou­vez penser, c’est votre dernière chance.

 

Arti­cle pub­lié pour la pre­mière fois sur Overblog le 20 avril 2020.

 

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Livres et obligations légales

Bon­jour à tous et à toutes. Quand vous souhaitez pub­li­er un livre dans le but de le dif­fuser, la loi vous impose cer­taines choses. J’en ai déjà évo­qué un bon nom­bre dans mes précé­dents arti­cles. Revoyons-les toutes.

Marteau de juge

  • Sur la pre­mière de cou­ver­ture, doivent appa­raître le titre du livre ain­si que le nom du ou des auteurs. Pour des raisons de com­mod­ité, je vous con­seille de les reporter aus­si sur le dos du livre.
  • Votre livre doit pos­séder un numéro ISBN. C’est à l’AFNIL de vous fournir le numéro. Il compte 13 chiffres et est du type 978–2‑9551942–5‑6. Sans les tirets, on appelle ce même numéro l’EAN. Com­man­dez-en plusieurs d’un coup, cela vous sim­pli­fiera la vie. Ne vous y prenez pas à la dernière minute, car il faut de dix jours à trois semaines pour que vous les rece­viez. Le numéro ISBN est à not­er sur la qua­trième de cou­ver­ture. Il est aus­si sou­vent reporté sur la page de copyright.

https://www.afnil.org/isbn/

  • Un code-barre doit appa­raître égale­ment sur la qua­trième de cou­ver­ture. Vous trou­verez de nom­breux généra­teurs de codes-bar­res sur Inter­net. Pour le génér­er, tous utilisent l’EAN du livre. Si vous dif­fusez votre livre en impres­sion à la demande sur Ama­zon, le site peut rajouter de lui-même le code-barre. Dans tout autre cas, c’est à vous de l’in­té­gr­er à votre couverture.
  • Le prix TTC de votre livre doit aus­si se trou­ver sur la qua­trième de couverture.
  • Par­mi les pages lim­i­naires, détail­lées dans un précé­dent arti­cle, seule la page de copy­right est oblig­a­toire au sens légal du terme. Elle con­tient l’IS­BN, la date du dépôt légal (voir plus bas), la phrase de copy­right : « Tous droits de tra­duc­tion, de repro­duc­tion, d’u­til­i­sa­tion, d’in­ter­pré­ta­tion et d’adap­ta­tions réservés pour tous pays. » Elle con­tient égale­ment le nom de la per­son­ne ayant réal­isé la cou­ver­ture s’il y a lieu, ain­si que le nom et l’adresse du dif­fuseur (votre mai­son d’édi­tion ou vous si vous n’en avez pas). S’il s’ag­it d’un livre jeunesse, cette page doit aus­si porter la men­tion : « Loi n°49–956 du 16 juil­let 1949 sur les pub­li­ca­tions des­tinées à la jeunesse, mod­i­fiée par la loi n°2011–525 du 17 mai 2011. »
  • Générale­ment en fin de livre, mais sa posi­tion peut vari­er, on trou­vera l’achevé d’im­primé qui cor­re­spond, pour sim­pli­fi­er, au nom et aux coor­don­nées de l’im­primeur. La plu­part des imprimeurs le rajoutent eux-mêmes et vous n’au­rez alors pas à vous en charg­er. Cepen­dant, ce n’est pas tou­jours le cas. Il vous faut donc deman­der à votre imprimeur com­ment il procède et rajouter l’achevé si nécessaire.
  • Le dépôt légal con­siste en un exem­plaire de votre livre que vous devez envoy­er à la BnF. Avant de se faire, vous devez vous inscrire sur le site de la BnF, puis y inscrire votre livre. Suite à quoi vous devrez imprimer un récépis­sé con­tenant le résumé de votre déc­la­ra­tion, ain­si qu’un bor­dereau de dépôt, le tout étant à gliss­er dans l’en­veloppe avec votre livre et à expédi­er fran­co de port à :

Bib­lio­thèque nationale du livre
Dépôt légal — Livres
Quai François Mauriac
75706 Paris Cedex 13

Cet envoi ne doit pas être affranchi. À l’emplacement du tim­bre, mar­quez : Fran­chise postale — Dépôt légal — Code du pat­ri­moine art L. 1321.

  • Enfin, si votre livre est des­tiné à la jeunesse, il vous fau­dra envoy­er deux autres exem­plaires au min­istère de la Jus­tice. Le détail de cet envoi est disponible sur mon arti­cle con­sacré aux livres jeunesse.

Arti­cle pub­lié pour la pre­mière fois sur Overblog le 27 jan­vi­er 2020.

 

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