Les marges du livre

Bonjour à tous et à toutes. Certains d’entre vous ne savent pas quelle valeur donner aux marges de leur livre. La solution est toute simple, vous verrez.

 

Marge

Pour commencer, dans votre fichier Word, allez dans l’onglet Mise en page > Marges, puis dans le menu déroulant Afficher plusieurs pages, sélectionnez « Pages en vis-à-vis ».

La création des marges sous Word.

Concrètement les marges ne seront plus identiques sur toutes les pages, mais varieront en fonction de la position gauche ou droite de la page dans le livre. Ainsi, vous définirez toujours une marge haute et une marge basse, mais au lieu de définir également une marge gauche et une marge droite, vous définirez une marge intérieure et une marge extérieure.

Pour ce qui est de la valeur de ces marges, je vous conseille de vous munir de deux ou trois de vos livres et d’une règle et de mesurer leurs marges. Celles-ci peuvent légèrement varier d’un éditeur à l’autre ou d’un format de livre à l’autre (A5, poche, etc.).

De mon côté, pour mon roman Au seuil du monde qui vient de sortir et qui est au format A5, mes marges sont :

  • Haute : 2,5 cm
  • Basse : 2,2 cm
  • Intérieure : 2 cm
  • Extérieure : 1,8 cm

Pour mon roman Bucéphale et Alexandre une amitié interdite au format poche jeunesse, mes marges sont :

  • Haute : 1,5 cm
  • Basse : 1,7 cm
  • Intérieure : 1,8 cm
  • Extérieure : 1,4 cm

Ces valeurs sont très différentes, car il s’agit de formats différents pour des lectorats différents.

Dans Au seuil du monde, la marge haute est un peu plus grande que la marge basse, car j’ai mis des en-têtes afin d’aider le lecteur à s’y retrouver. J’ai donc augmenter la marge haute de façon à laisser une place correcte à l’en-tête.

Dans Bucéphale et Alexandre une amitié interdite, en revanche, je n’ai pas ressenti le besoin de mettre des en-têtes car les chapitres sont beaucoup plus courts. En revanche, comme je place toujours mes numéros de page en bas, c’est pour cela que la marge basse est un peu plus importante.

La marge intérieure doit toujours être plus grande que la marge extérieure pour permettre le collage des pages entre elles lors de l’assemblage par l’imprimeur.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 16 novembre 2020.

 

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Votre BAT et vous

Bonjour à tous et à toutes. Lorsque vous avez envoyé vos fichiers à l’impression, votre BAT, pour Bon à tirer, aussi appelé épreuve, est votre dernière occasion de corriger ce qui ne va pas. Autant dire, une étape importante à ne pas rater…

Le BAT est tel les derniers mètres d'un chemin de corde

Il y a des erreurs (de l’imprimeur ou de vous) qu’on ne voit qu’à l’impression. C’est toute l’utilité d’un BAT.

Il peut arriver à l’imprimeur de faire quelques retouches, surtout au fichier de couverture, afin qu’il corresponde aux standards gérés par ses machines. Rassurez-vous, les grosses retouches ne peuvent être faites sans votre consentement. Celles dont je parle ici sont minimes et le plus souvent invisibles à un œil profane. Mais il arrive que ces modifications volontaires et minimes en entraînent d’autres en cascades jusqu’à ce que cela se voit. Rassurez-vous, c’est rare. Mais si cela arrive, l’imprimeur ne le verra peut-être pas. Après tout, c’est vous qui connaissez votre couverture, pas lui.

Cas de figure beaucoup plus souvent rencontré (en tout cas dans mon expérience), si, comme moi, vous faites le dos et la quatrième de couverture vous-même, ce qui peut se faire assez aisément grâce à des logiciels tels que GIMP (attention toutefois à ne pas faire n’importe quoi), certaines de vos modifications peuvent en masquer d’autres… qui apparaîtront malgré tout sur le fichier PDF… et donc à l’impression. Cela implique de toujours, mais vous le saviez déjà, contrôler les fichiers que vous envoyez à l’imprimeur. Cependant, encore une fois, certaines anomalies vous sauteront aux yeux sur le BAT alors que vous ne les aviez pas vues sur le PDF. D’où l’importance du BAT… (Et c’est pourquoi personnellement, je me méfie toujours des « BAT » informatiques qui n’ont de BAT que le nom et qui ressemblent traits pour traits à votre PDF.)

Pour la première de couverture, vérifiez par exemple :

  • que le titre soit bien tel que vous l’avez disposé,
  • ainsi que votre nom,
  • que l’image ne soit pas décalée par rapport au fichier PDF,
  • qu’aucun élément important n’ait été coupé lors du massicotage.

Pour le dos, vérifiez que tout est bien placé et ne déborde pas sur la première ou la quatrième de couverture.

Pour la quatrième de couverture, vérifiez :

  • qu’il n’y ait pas de faute d’orthographe dans le résumé,
  • qu’aucun mot du résumé ne soit coupé en fin de ligne,
  • que le code barre apparaisse bien,
  • ainsi que le numéro ISBN,
  • que le prix TTC soit affiché.

Vérifiez sur l’ensemble de la couverture que tout est propre, pas de point ou de tache qui ne devrait pas s’y trouver (par exemple dans les zones de texte ou à proximité), vérifiez TOUT.

Pour le fichier texte, vérifiez qu’aucune page blanche ne se soit malencontreusement insérée, que la numérotation des pages est bien faite, que la mise en page vous convient (parfois, ce qui nous paraissait bien sur l’ordinateur n’a pas le même effet sur papier). Il peut arriver aussi de trouver une dernière faute d’orthographe qui avait échappé jusque là à tous les yeux chargés de la débusquer, ainsi que des formulations maladroites. Encore une fois, l’effet papier peut tout changer et permettre de voir ce qui était invisible jusque là. Donc, profitez-en !

Certains conseillent de relire tout son livre à voix haute et de le faire relire par deux autres personnes afin d’augmenter le nombre de radars traqueurs d’anomalies diverses et variées.

Contrôlez tout ce à quoi vous pouvez penser, c’est votre dernière chance.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 20 avril 2020.

 

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Livres et obligations légales

Bonjour à tous et à toutes. Quand vous souhaitez publier un livre dans le but de le diffuser, la loi vous impose certaines choses. J’en ai déjà évoqué un bon nombre dans mes précédents articles. Revoyons-les toutes.

Marteau de juge

  • Sur la première de couverture, doivent apparaître le titre du livre ainsi que le nom du ou des auteurs. Pour des raisons de commodité, je vous conseille de les reporter aussi sur le dos du livre.
  • Votre livre doit posséder un numéro ISBN. C’est à l’AFNIL de vous fournir le numéro. Il compte 13 chiffres et est du type 978-2-9551942-5-6. Sans les tirets, on appelle ce même numéro l’EAN. Commandez-en plusieurs d’un coup, cela vous simplifiera la vie. Ne vous y prenez pas à la dernière minute, car il faut de dix jours à trois semaines pour que vous les receviez. Le numéro ISBN est à noter sur la quatrième de couverture. Il est aussi souvent reporté sur la page de copyright.

https://www.afnil.org/isbn/

  • Un code-barre doit apparaître également sur la quatrième de couverture. Vous trouverez de nombreux générateurs de codes-barres sur Internet. Pour le générer, tous utilisent l’EAN du livre. Si vous diffusez votre livre en impression à la demande sur Amazon, le site peut rajouter de lui-même le code-barre. Dans tout autre cas, c’est à vous de l’intégrer à votre couverture.
  • Le prix TTC de votre livre doit aussi se trouver sur la quatrième de couverture.
  • Parmi les pages liminaires, détaillées dans un précédent article, seule la page de copyright est obligatoire au sens légal du terme. Elle contient l’ISBN, la date du dépôt légal (voir plus bas), la phrase de copyright : « Tous droits de traduction, de reproduction, d’utilisation, d’interprétation et d’adaptations réservés pour tous pays. » Elle contient également le nom de la personne ayant réalisé la couverture s’il y a lieu, ainsi que le nom et l’adresse du diffuseur (votre maison d’édition ou vous si vous n’en avez pas). S’il s’agit d’un livre jeunesse, cette page doit aussi porter la mention : « Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la loi n°2011-525 du 17 mai 2011. »
  • Généralement en fin de livre, mais sa position peut varier, on trouvera l’achevé d’imprimé qui correspond, pour simplifier, au nom et aux coordonnées de l’imprimeur. La plupart des imprimeurs le rajoutent eux-mêmes et vous n’aurez alors pas à vous en charger. Cependant, ce n’est pas toujours le cas. Il vous faut donc demander à votre imprimeur comment il procède et rajouter l’achevé si nécessaire.
  • Le dépôt légal consiste en un exemplaire de votre livre que vous devez envoyer à la BnF. Avant de se faire, vous devez vous inscrire sur le site de la BnF, puis y inscrire votre livre. Suite à quoi vous devrez imprimer un récépissé contenant le résumé de votre déclaration, ainsi qu’un bordereau de dépôt, le tout étant à glisser dans l’enveloppe avec votre livre et à expédier franco de port à :

Bibliothèque nationale du livre
Dépôt légal – Livres
Quai François Mauriac
75706 Paris Cedex 13

Cet envoi ne doit pas être affranchi. À l’emplacement du timbre, marquez : Franchise postale – Dépôt légal – Code du patrimoine art L. 1321.

  • Enfin, si votre livre est destiné à la jeunesse, il vous faudra envoyer deux autres exemplaires au ministère de la Justice. Le détail de cet envoi est disponible sur mon article consacré aux livres jeunesse.

Article publié pour la première fois sur Overblog le 27 janvier 2020.

 

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Bonnes adresses

Bonjour à tous et à toutes. Aujourd’hui, j’ai décidé de vous faire cadeau de mes bonnes adresses*. Je complèterai cet article à mesure que j’en aurai d’autres. Je vous conseille donc de passer y jeter un coup d’œil de temps en temps.

Une librairie

Imprimeurs

Pour les auto-édités, il est essentiel que l’impression soit de qualité tout en étant peu coûteuse. Voici donc trois bons imprimeurs que j’ai tous les trois testés et appréciés pour leur savoir-faire et leur professionnalisme.

ICN

Je ne leur connais pas de site Internet, mais ils se trouvent dans le Sud-Ouest (64).

Leur rapport qualité/prix est imbattable en France. 52 exemplaires d’un livre de 170 pages au format A5 me reviennent à 175,55 € TTC soit 3,38 € TTC l’exemplaire. Attention, si vous leur demandé de réaliser un livre de moins de 40 pages, ils le confieront à un sous-traitant et le prix sera donc beaucoup plus élevé.

icn2@wanadoo.fr

bookfactory.fr

L’imprimerie est basée en Pologne. Il n’en faut pas moins pour avoir des tarifs abordables dans le domaine des livres jeunesse, entendez avec couverture cartonnée, peu de pages (moins de 40) et beaucoup d’illustrations. Grâce à eux, l’impression de mes contes ne me revient pas plus cher que celle de mes autres livres. Tout se passe via leur site Internet qui est en français. Inutile donc de parler polonais ou anglais pour vous en sortir. Cerise sur le gâteau, en cas de problème, vous pouvez contacter à tout moment par mail ou téléphone le responsable des clients français (qui vit en France, donc le téléphone ne vous coûtera pas une blinde) et qui est Français lui-même.

Mauvais points : Ce sera à vous de rajouter l’achevé d’imprimé sur votre PDF, car ils ne rajoutent rien. De plus, je vous conseille, à chaque commande, de contrôler chacun de vos exemplaires, car il m’est arrivé d’en avoir 2 ou 3 dont les pages n’étaient pas assemblées dans l’ordre… Cependant, lorsque j’avais demandé un geste commercial en compensation, il n’y a pas eu de souci à me le faire.

Important à savoir : Pour votre toute première commande, le BAT est offert. Pour les suivantes, si vous souhaitez un BAT, il faudra le demander et le payer. Malgré cela, ils restent imbattables pour les ouvrages avec peu de pages, beaucoup d’illustrations etc. Quant aux frais de port, quelle que soit l’importance de la commande, ils sont forfaitaires : 17 €.

CLIP

L’imprimerie CLIP à Marseille fait du très bon travail et a un excellent rapport qualité/prix. J’ai fait appel à eux pour mon premier livre Un Art de Vivre, car je ne connaissais pas encore ICN. Malgré tout, j’ai apprécié de travailler avec eux et vous les recommande.

Correcteurs

Je vous conseille de faire corriger tous vos livres par au moins deux correcteurs professionnels. Voici ceux avec lesquels je travaille.

La Plume numérique

Excellent correcteur aux tarifs très abordables. Lorsque vous souhaitez faire appel à ses services, je vous recommande toutefois de ne pas attendre la dernière minute, car il arrive fréquemment qu’il ne soit pas disponible avant plusieurs semaines.

www.laplumenumerique.fr

JP-correction

Excellent correcteur lui aussi. Je vous le conseille tout autant.

www.jp-correction.fr

Illustrateurs

Miia illustratrice

C’est elle la très talentueuse qui donne un visage à Anna.

Couverture de Anna et la Dame du Fond de la Forêt

Couverture de Anna et le petit ru

Blog.

Site Internet.

Daniel Parrella

Brillant illustrateur dont j’aime beaucoup le style. Il a en particulier réalisé la couverture de Bucéphale et Alexandre une amitié interdite.

Couverture de Bucéphale et Alexandre une amitié interdite

danielparrella@gmail.com

* Je précise que je n’ai été contactée par personne pour réaliser cette page et que je n’ai touché d’argent de personne.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 16 décembre 2019.

 

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Les premières pages d’un chapitre

Bonjour à tous et à toutes. Dans les livres de fiction, les premières pages de chapitres suivent des règles de présentation précises. Comme toujours, ne pas les maîtriser vous désignera comme amateur…

Chat qui joue de la musique et qui danse

  • Premier point, la première page d’un chapitre commence sur une page de droite, donc une page impaire.

Cependant, depuis un ou deux ans, je commence à voir apparaître des romans qui ne suivent pas cette règle. Il s’agit donc là d’un assouplissement. Évolution du phénomène à suivre dans les prochaines années.

La règle est encore plus souple concernant les romans jeunesse, mais cela ne date pas d’hier.

Voir mon article sur le sujet.

  • Deuxième point, la première page d’un chapitre ne doit comporter ni en-tête ni pied de page et donc pas de numéro de page.

Voyons à présent le titre du chapitre. Vous n’êtes pas obligé d’en mettre un. Si vous choisissez de ne pas en mettre, faites commencer votre chapitre sur la moitié inférieure (voire le tiers inférieur) de cette page et non pas tout en haut pour bien le séparer de la fin du chapitre précédent. Si votre chapitre possède un titre, vous pouvez choisir de le placer tout en haut de la page ou bien légèrement plus bas.

ATTENTION, la présentation de vos têtes de chapitres doit toujours être la même au sein d’un même livre.

Pas question de mettre un titre tout en haut de la page à un chapitre, pas de titre au suivant puis un titre à mi-page par la suite. La règle d’or, comme toujours, est la cohérence.

  • Ainsi, le titre de votre chapitre sera toujours de la même police, épaisseur, taille, sera toujours placé au même niveau sur votre page et l’espace avec le texte sera toujours identique.

Première page de chapitre cadrillée

Pour vous assurer que vos titres de chapitres sont toujours au même niveau sur la page, allez dans l’onglet « Affichage », puis cliquez sur « Quadrillage ». Un quadrillage apparaît alors au niveau de la zone de texte de vos pages. Vous n’avez plus qu’à compter le nombre de lignes entre le haut de votre quadrillage et le titre de votre chapitre. Quand tous vos titres sont au même niveau, pensez simplement à enlever le quadrillage en décochant la case.

Note : Sur Word et donc sur ces captures d’écran, les pages impaires apparaissent à gauche et donc les têtes de chapitres également. Cependant, lors de l’impression, elles sortent bien à droite.

Première page de chapitre

Pour que l’espace entre le titre de chapitre et le texte soit toujours identique, allez dans l’onglet « Mise en page ». Ici, vous pouvez faire varier l’espacement d’une ligne (celle sur laquelle se trouve votre curseur) par rapport aux autres. Vous pouvez donc, par exemple, placer votre curseur sur votre titre de chapitre, mais ce n’est pas obligatoire.

Dans cet exemple, le titre de la nouvelle Alina du recueil Chrysalide d’Hélène Chambaud, j’ai placé le curseur sur la citation juste sous le titre. Chacune des nouvelles du recueil commençant par une citation, ces citations sont toujours séparées du titre de 78 pts et du nom de l’auteur de la citation de 3 pts.

En procédant suivant le même principe avec le nom de l’auteur de la citation, la distance créée avec le texte est tout le temps la même.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 02 décembre 2019.

 

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Les livres jeunesse

Bonjour à tous et à toutes. L’heure est venue de vous parler des particularités des livres destinés à la jeunesse. Et ils en ont plein !

Un enfant tenant un livre jeunesse

La mise en page

Elle est souvent beaucoup plus simple que pour les autres livres. Mais elle dépend avant tout de la classe d’âge ciblée. Plus la cible est jeune, plus la mise en page est simple.

Pour les romans pour adolescents, les pages liminaires sont souvent les mêmes. En revanche, certains commencent leurs chapitres indifféremment sur une page de gauche ou de droite. Plus le roman jeunesse s’adresse à de jeunes enfants, plus la police de caractère sera grande et les chapitres courts. L’histoire elle-même sera d’autant plus réduite.

Pour mon roman Bucéphale et Alexandre une amitié interdite, par exemple, qui cible des adolescents à partir de 11 ans (bien qu’en pratique la moitié de mes lecteurs soient des adultes et que j’en ai quelques uns de 9 ans), j’ai pris une taille de police de 12,5 (contre 11 pour des romans non jeunesse) et mes chapitres font en moyenne 5 pages. Le format poche peut lui aussi être légèrement différent : 12,5 x 17,8 cm contre 11 x 18 cm habituellement. Ces caractéristiques cependant ne sont en rien des obligations.

Pour les romans destinés à des primaires, adjoindre quelques illustrations peut être une bonne idée. À cet âge, on commence tout juste à sortir des livres illustrés et des histoires composées uniquement de texte peuvent faire peur et décourager.

Pour les livres illustrés destinés aux plus jeunes, il n’y a quasiment plus de pages liminaires, plus du tout dans certains cas. En ce qui concerne mes contes, il n’y en a toujours qu’une seule : celle de copyright.

Page de garde de mon conte Anna et le petit ru

Sur cette capture d’écran, vous voyez à quoi ressemble ladite page dans Anna et le petit ru, suite des aventures d’Anna à sortir le 12 décembre.

De manière générale, le meilleur conseil que je puisse vous donner est de vous rendre dans une librairie physique pour étudier les livres du même type que le vôtre (même tranche d’âge, même nombre de page etc.).

Mentions légales et obligations

Quel que soit le type de livre jeunesse que vous écrivez et l’âge de vos lecteurs, voici ce qu’il doit absolument contenir :

Mentions obligatoires d'un livre jeunesse

Le nom de l’illustrateur·rice, l’adresse du diffuseur (a priori vous), l’ISBN, le dépôt légal avec la date de parution, le copyright et la phrase suivante : « Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la loi n°2011-525 du 17 mai 2011. » Vous pouvez également rajouter votre nom, comme je l’ai fait.

Comme tout livre destiné à la vente, vous devez envoyer un exemplaire au titre du dépôt légal à :

Bibliothèque nationale du livre

Dépôt légal – Livres

Quai François Mauriac

75706 Paris Cedex 13

Cet envoi est franco de port, c’est-à-dire que vous n’avez pas à affranchir l’enveloppe. Marquez seulement à l’emplacement du timbre : Franchise postale – Dépôt légal – Code du patrimoine art L. 1321. En revanche, vous devrez joindre à votre envoi un bordereau que vous obtiendrez sur le site de la BnF lors de la déclaration du livre.

En plus du dépôt légal, il vous faudra envoyer deux autres exemplaires assortis d’une lettre et du même bordereau que pour le dépôt légal. Cette lettre contiendra : l’identification du déposant (nom ou raison sociale et adresse), téléphone, e-mail, un bref descriptif du document déposé, son ISBN, le nom des participants au livre (auteur·e, illustrateur·rice), son titre, le titre et le numéro de collection s’il y a lieu, le caractère de l’édition (nouveauté), la tranche d’âge ciblée, les nom ou raison sociale et adresse de l’imprimeur, la date de mise à disposition du public (= date de publication), le chiffre déclaré au tirage (celui que vous avez déclaré à la BnF), le nombre d’exemplaires déposés : 2 et enfin, la date.

Le tout est à envoyer à :

Ministère de la Justice

DPJJ – Commission presse

Bât. C – Bureau C. 308

21 – 23 rue Miollis

75015 Paris

Vous pouvez, si vous le souhaitez, user de la même franchise postale que pour le dépôt légal.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 18 novembre 2019.

 

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Le gris typographique

Bonjour à tous et à toutes. Non, le gris typographique, cette bête noire des éditeurs et auto-édités n’est pas un pigeon ! Pas plus que ce n’est un Big Foot, un dahu, un mythe ou quoi que ce soit du genre.

Photo d'un pigeon

Comparez les deux captures d’écran tirées de mon livre Bucéphale et Alexandre une amitié interdite. Remarquez-vous quelque chose ? Oui, il s’agit de deux fois la même zone de texte (les pages 19 et 20) et ce que vous devez trouver, sorte de jeu des sept erreurs, est sur la page 20.

Pages de Bucéphale et Alexandre sans blancs typographiques

Pages de Bucéphale et Alexandre avec blancs typographiques

Alors ?

Voyons à présent si vous trouvez sur ces deux captures d’écran du recueil d’Hélène Chambaud, Chrysalide, que j’ai édité.

Pages de Chrysalide sans blancs typographiques

Pages de Chrysalide avec blancs typographiques

Alors ? Vous avez trouvé ?

Revoici les deux captures d’écran « du bas » avec encadrée la différence.

Page Bucéphale et Alexandre avec blanc typographique encadré

Page Chrysalide avec blanc typographique encadré

Comme vous le voyez sans doute maintenant, les espaces de ces deux lignes sont plus grandes que celles des autres lignes. Lorsque votre texte est justifié, c’est-à-dire qu’il s’arrête toujours sur la même verticale, la taille des espaces entre les mots varie. C’est grâce à cela que la justification est possible. En revanche, les espaces entre les lettres ne varient pas afin de conserver le mot lisible. Conséquence, lorsqu’il y a un ou des grands mots sur une même ligne, le plus souvent, les espaces sont allongées pour tenir la ligne. C’est laid, ça ralentit la lecture et c’est ça, ces espaces trop longues, qu’on appelle des gris typographiques.

Or, sur la première capture d’écran de mon roman et sur la première de Chrysalide, comme vous l’avez remarqué, pas de gris typographiques ! C’est donc qu’il y a un moyen de résoudre ce problème et de s’enlever cette épine du pied… 😉

Voici ma botte secrète

Commencez par mettre en surbrillance toute la ligne concernée, voire un peu plus si nécessaire.

Ligne en surbrillance

Une fois fait, faites un clic droit sur la ligne, puis cliquez sur Police, puis Paramètres avancés.

Paramètres avancés

Là, vous pouvez choisir de condenser ou bien d’étirer l’espacement (celui entre les mots et les lettres) autrement dit, de le réduire ou de l’augmenter. Je vous conseille de le condenser, car c’est le plus efficace et de ne jamais aller au-delà de 0,4 pt de condensation, sans quoi cela se voit sur le texte et il devient moins lisible. Parfois, la condensation ne marche pas et il faut alors tenter un étirement (éviter d’aller au-delà de 0,3 pt).

Si aucun des deux ne marche, c’est rare, mais cela arrive, il faut retenter en prenant plusieurs lignes du dessus dans la surbrillance, en plus de celle concernée.

😉

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 07 octobre 2019.

 

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En-têtes et pieds de pages

Bonjour à tous et à toutes. Certains livres incorporent sur leurs pages des en-têtes. Ce n’est pas une obligation, mais cela peut faire plus pro. C’est donc quelque chose à maîtriser, de même que les pieds de pages qui peuvent servir à mettre les numéros de pages et/ou des notes. Là encore, il s’agit donc d’éléments essentiels à maîtriser.

Photo d'une mise en page avec en bas de page

En-têtes

Ce sont ces mots que l’on glisse en haut de certains livres.

Capture d'écran d'en-têtes d'un livre

Dans cet exemple tiré du recueil de nouvelles Chrysalide d’Hélène Chambaud, il s’agit de « Alina » et de « Chrysalide » en haut des pages de gauche et de droite.

Comme dit en introduction, elles ne sont pas obligatoires et permettent surtout au lecteur de se repérer dans l’histoire dans le cas d’un roman ou de savoir par exemple à quelle nouvelle il en est dans le cas d’un recueil.

Sur la page de droite apparaît toujours le titre du livre, ici, Chrysalide. Sur la page de gauche, apparaît toujours le titre du chapitre ou de la nouvelle. Ici, Alina.

Placer des en-têtes et pieds de page est relativement facile : il suffit de double-cliquer tout en haut ou tout en bas de votre feuille Word pour ouvrir aussi bien l’en-tête que le pied. Vous pouvez alors y écrire ce que vous voulez.

Veillez cependant à écrire dans une police un peu plus petite (de deux points environ) que le texte. Si votre texte est écrit en taille 11, écrivez alors votre en-tête en taille 9 ou 10. Personnellement, j’utilise toujours une police avec serifs (Cambria) pour le texte et une police sans serif (Arial par exemple) pour l’en-tête afin que le lecteur distingue bien les deux.

 

Impératif, les pages liminaires ainsi que les premières pages de chapitres ou de nouvelles et les éventuelles autres pages blanches de votre manuscrit ne doivent jamais comporter ni en-tête, ni pied de page, ni même le numéro de page.

 

Petit ennui sous Word, si vous écrivez une en-tête sur une page de votre manuscrit, cette en-tête sera répercutée sur toutes les pages précédentes et suivantes.

Ce problème concerne aussi les pieds de pages.

Dans les deux cas, il se résout de la même façon. Double-cliquez sur la zone de votre future en-tête. Celle-ci apparaît en même temps que s’ouvre un nouvel onglet « Création ». Dans cet onglet, cochez (si ce n’est pas déjà fait), « Première page différente » et « Pages paires et impaires différentes ».

Capture d'écran avec cases à cocher encadrées

Double-cliquez ensuite n’importe où sur votre texte pour y revenir et ainsi quitter la zone d’en-tête.

Allez placer votre curseur après le dernier mot de la page précédant celle où vous voulez une en-tête. Rendez-vous ensuite dans l’onglet Mise en page > Sauts de page > Sauts de section > Page suivante.

Capture d'écran du chemin à parcourir

Ceci permet de créer une nouvelle section. Word va considérer chaque section comme des entités indépendantes au sein de votre document. Mais le problème n’est pas réglé pour autant car en l’absence d’indication de votre part, il copiera le contenu de vos en-têtes et pieds de pages sur les sections suivantes et précédentes.

Pour éviter cela, il vous faut à nouveau double-cliquer sur la zone d’en-tête dans laquelle vous souhaitez écrire.

Dans l’onglet « Création » qui est réapparu, « lier au précédent » est alors en surbrillance. Cliquez dessus afin que la surbrillance disparaisse. Au passage, le petit onglet  « Identique au précédent » qui se trouvait en bas à droite de votre zone d’en-tête a également disparu.

Capture d'écran, pointage de l'onglet "Lier au précédent" à décocher

À présent, tout ce que vous écrirez sur l’en-tête d’une page paire se répercutera sur les autres en-têtes des pages paires de la section uniquement. Les en-têtes des autres sections ne seront pas impactées, de même que celles des pages impaires de ladite section. Ce que vous écrirez sur les en-têtes des pages impaires fonctionnera de même.

Pieds de page

Ils servent le plus souvent à l’insertion des numéros de page, mais peuvent aussi servir à l’insertion de notes de bas de pages.

Pour insérer les numéros de page sous Word, allez dans l’onglet Insertion > Numéros de pages et choisissez ce qui vous convient. Si vous avez déjà coché « Pages paires et impaires différentes », alors vous pourrez affiner votre présentation. Personnellement, je place toujours mes numéros de page dans le coin inférieur extérieur, ce qui implique qu’il soit à gauche sur les pages paires et à droite sur les pages impaires…

Pour que les pages qui ne doivent pas être numérotées ne le soient pas, vous devez créer des sections de pages non liées aux précédentes comme nous l’avons vu plus haut. De même, pour créer une note de bas de page en pied de page, il faut que cette page constitue une section à elle toute seule sous peine de voir votre note reportée encore et encore. À moins que…

Il existe une autre méthode pour créer une note de bas de page, bien plus simple, mais qui ne sera pas en zone de pied de page au sens où l’entend Word. Cette note sera au bas de la page, mais pas au pied de la page…

Pour commencer, placez votre curseur à la fin du mot au sujet duquel vous voulez créer une note de bas de page. Puis rendez-vous dans l’onglet Références > Insérer une note de bas de page.

Capture d'écran : insérer une note de bas de page

Voilà, j’espère que cet article vous a aidé. N’hésitez pas à le commenter.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 23 septembre 2019.

 

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La correction, une étape importante

Bonjour à tous et à toutes. Dans cet article, nous allons parler orthographe, grammaire, syntaxe et bêta-lecteurs… Si vous préférez fermer cet article, ne jamais parler de ces gros mots, les lire, les entendre, etc., si vous préférez une séance chez le dentiste, je ne vous en veux pas. L’orthographe et la grammaire ont été mes bêtes noires pendant des décennies. Aussi, ce n’est pas moi qui vous jetterai la première pierre. Cependant, si vous souhaitez réussir en tant qu’écrivain·e, vous devrez en passer par là.

Photo d'un correcteur

Autrefois, c’est-à-dire au XIXe siècle et même au début du XXe, les éditeurs faisaient systématiquement corriger chaque manuscrit qu’ils souhaitaient publier par au moins trois correcteurs. Cela demandait du temps et de l’argent. Mais le résultat était là : chercher une coquille dans les textes publiés à l’époque, c’était un peu comme chercher la pierre philosophale. Aujourd’hui, les éditeurs qui ont pignon sur rue ne s’embarrassent plus de cela. Le temps, c’est de l’argent. C’est ce qui explique le nombre parfois impressionnant de coquilles qu’on trouve dans certains ouvrages. Aujourd’hui, les éditeurs ne requièrent plus que les services d’un seul correcteur par ouvrage.

Demander les services d’un correcteur ou d’une correctrice professionnel·le est indispensable. Il faut vérifier la syntaxe, la grammaire, l’orthographe. Si vous laissez des fautes dans vos livres, les mauvais commentaires vont s’accumuler et vos ventes ne décolleront jamais. Bien sûr, dans un e-book, il est toujours possible de corriger. Mais dans une version papier, c’est autre chose. Mieux vaut donc être sûr de soi avant d’envoyer à l’impression.

Je ne vous conseille pas de faire aveuglément confiance à votre correcteur automatique, qu’il soit payant ou gratuit. En effet, aucun n’est parfait, pas même Antidote. Les homophones – nombreux en français – sont confondus ainsi que certaines formes verbales. Or, les Français ont un rapport étrange avec l’orthographe. Quand quelqu’un fait une faute, on ne juge pas son orthographe, on le juge. C’est un tort, mais c’est un fait.

Personnellement, je suis devenue correctrice. Pour plusieurs raisons : je fais toujours corriger les textes que j’édite par deux correcteurs. C’est un minimum pour publier sans faute. Car même les meilleurs correcteurs en laissent passer. Pour les textes que j’écris moi-même, toujours deux correcteurs. En effet, quand on est trop près du tableau, trop pris dans quelque chose, on ne le voit plus ni ses fautes. En revanche, pour les textes que j’édite, mais que je n’ai pas écrit, je suis une des deux correctrices. Ainsi, je gagne en temps et en argent tout en conservant la double correction, gage de qualité.

Sur ce site, vous retrouverez d’ailleurs de nombreux articles sur des difficultés d’orthographe dans la rubrique ortho-typo.

Les bêta-lecteurs

Ils sont indispensables. Mais qu’est-ce que c’est ? Il s’agit des toutes premières personnes auxquelles vous ferez lire votre manuscrit après son écriture ou après sa correction. Il vont vous faire un autre type de correction, mais tout aussi importante. L’idéal est qu’ils soient une dizaine. Des personnes de confiance si possible. Vous leur confiez votre manuscrit pour qu’ils le lisent avant tout le monde, avant l’envoi chez l’imprimeur ou la réalisation de l’e-book. Leur rôle ? Eux ne s’attacheront ni à l’orthographe, ni à la grammaire, ni à la syntaxe, quoiqu’ils puissent signaler des fautes qu’ils voient à droite à gauche. Ce n’est pas leur rôle. Eux vont vous donner leur avis sur le texte lui-même, la forme, les personnages, l’expression, l’histoire, bref, tout ce qui n’est ni orthographe, ni grammaire, ni syntaxe. S’ils sont sérieux et ont à cœur de vous rendre ce service alors tous vous feront des critiques, bonnes ou mauvaises. Vous en revanche, vous ne tiendrez compte que des critiques qui seront formulées par au moins deux bêta-lecteurs. En effet, chacun a sa propre perception des choses. Un point qui n’est relevé que par une seule personne n’est sans doute pas à changer et doit être considéré comme un ressenti personnel. En revanche, si deux bêta-lecteurs ou plus vous font la même critique, c’est que le point est à retravailler.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 09 septembre 2019.

 

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Les polices de caractères

Bonjour à tous et à toutes. Quelle police de caractères choisir ? Ne croyez pas que ce soit une question sans importance, bien au contraire. En effet, toutes les polices ne sont pas aussi lisibles, n’offrent pas le même confort de lecture. Votre choix en la matière aura donc des répercussions sur l’expérience de lecture qu’apportera votre livre. Si cette expérience n’est pas bonne, vos lecteurs ne conseilleront pas votre livre à leur entourage ou sur les réseaux sociaux…

Photos de caractères d'imprimerie en différentes polices

La police de caractères, c’est la forme des lettres. La plus connue est sans aucun doute Times New Roman. Il faut dire qu’elle fait partie du package qu’on trouve dans chaque éditeur de texte, Word ou autre.

Cependant, je vous déconseille de l’utiliser, du moins en tant qu’écrivain·e. En effet, elle a été tant et tant usitée, qu’aujourd’hui, les gens en sont lassés.

Mais alors quelle police utilisée ?

Évitez à tout prix les polices fantaisistes qui sont trop peu lisibles et qui, comme leur nom l’indique, ne font pas très sérieux…

Actuellement, les polices qui ont le vent en poupe sont Cambria, Garamond et Georgia.

Je vous conseille donc de choisir parmi ces trois. J’utilise Cambria. Je la trouve fluide, lisible, agréable à l’œil et donc à lire.

Attention toutefois : ces polices quoique toutes adaptées à l’écriture de romans, nouvelles, etc. et plébiscitées par les lecteurs, sont des polices avec sérifs. Les sérifs sont ces petites pattes qui dépassent de la lettre pour la rendre plus jolie. Plus jolie, oui, mais moins lisible pour les personnes dyslexiques qui préfèrent des polices sans sérif telles qu‘Arial ou Calibri.

À vous de décider ce que vous préférez.

Quelle taille de police ?

Pour les e-books, c’est simple, si vous avez su réaliser un e-book de qualité, l’appareil de lecture adaptera la taille de la police aux préférences de votre lecteur.

Pour les livres papier, bien sûr, pas d’adaptation possible, c’est à vous de faire le choix. En principe, la taille usitée pour les romans est 11, mais cela peut changer en fonction des polices.

Par exemple, Garamond est assez petite. Si vous la choisissez, vous devrez donc sans doute opter pour le 12 afin d’avoir une taille de police comparable.

Si vous écrivez des livres pour enfants, là encore, il faudra revoir la taille à la hausse. Ainsi, mon conte Anna et la Dame du Fond de la Forêt est en taille 14. Je le propose pour les 5 – 9 ans. Quant à mon roman pour adolescents Bucéphale et Alexandre une amitié interdite, il est en taille 12,5. Je le propose à partir de 11 ans.

Varier les polices au sein d’un même livre

Voilà une mauvaise idée. Cela n’aide en rien à la lecture et perdra votre lecteur qui de toute façon ne saura pas toutes les reconnaître.

Vous pouvez faire le choix de n’utiliser qu’une seule police ou bien d’en utiliser une pour le titre du livre et les titres de chapitres et une pour le texte.

Si vous le souhaitez, vous pouvez vous servir d’une autre police pour les têtes et pieds de pages (qui feront l’objet d’un futur article).

N’allez donc pas au-delà de trois polices de caractères pour un même livre, encore une fois, la lisibilité du contenu en dépend, ainsi que votre image auprès de vos lecteurs car vous perdrez vite toute crédibilité dans le cas contraire.

Voilà, j’espère que ces quelques conseils vous aideront. Bientôt d’autres articles sur la mise en page.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 24 juin 2019.

 

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Les paragraphes

Bonjour à tous et à toutes. Pour faire joli. C’est à ça que sert de bien présenter un livre. Mais c’est essentiel. Pourquoi ?

Parce que tous les éditeurs dignes de ce nom le font et que ne pas respecter les normes de la mise en page jusque dans ses moindres détails vous désignera aussitôt auprès de tous comme un amateur. Pour vendre, votre livre doit être de qualité professionnelle.

Donc, voici quelques petites règles pour cela. Attention, je n’en présente que deux dans cet article, il y aura d’autres articles avec d’autres règles.

Image de carte au trésor

Pour commencer, un texte doit toujours être justifié. Que vous écriviez des recettes de cuisine, des guides pratiques, des nouvelles, des romans ou que sais-je, un texte doit toujours être justifié. Le seul type de texte qui a le droit de ne pas l’être, c’est la poésie. Pour tout le reste, on justifie. Qu’est-ce qu’un texte justifié ? Regardez bien ce paragraphe et comparez-le aux autres ? Vous ne remarquez rien? Les lignes ne font pas la même taille. Elles commencent toutes au même niveau, mais chacune s’arrête à un niveau différent. Ceci est un paragraphe non justifié. Au contraire, les autres paragraphes de l’article sont tous justifiés, c’est à dire que les lignes commencent et s’arrêtent au même niveau.

Donc, pour justifier un texte sous Word, il faut cliquer sur ce petit bouton, là, devant la flèche.

Copie d'écran pour justifier un paragraphe sous Word

Je ne comprends pas comment des auteurs auto-édités peuvent publier un livre sans justifier leur texte… C’est absurde, car même si certains arrivent à percer malgré tout, ça reste un peu comme si vous vous tiriez une balle dans le pied alors que vous vous préparez à courir un marathon.

Autre point-clé, comme vous pouvez le voir sur l’image ci-dessus, tous les paragraphes commencent par un retrait, c’est-à-dire que la première ligne est légèrement décalée par rapport aux autres. Ça permet justement de marquer le début du paragraphe.

Pour faire ce retrait, vous pouvez, bien sagement faire plusieurs espaces à chaque fois, mais ça risque d’être long et la justification du texte modifiant la taille des espaces d’une ligne à l’autre, vous aurez alors bien peu de chance que le retrait soit le même partout. Ou alors…, vous pouvez faire un clic droit sur le texte en question et aller dans l’onglet « paragraphe ».

Onglet paragraphe sur Word

Là, vous allez dans « retrait » et vous mettez « Première ligne ». Pour ce qui est de la valeur du retrait, personnellement, je prends toujours 0,6 cm ou 0,7 cm (en fonction des livres). Certains prennent 0,5 cm, d’autres 0,8 cm. C’est à vous de voir. Cependant, conservez le même retrait pour tous les paragraphes d’un même texte.

Onglet paragraphe : alinéa sous Word

Voilà, c’étaient mes deux conseils de mise en page pour cet article. Je ne voulais pas en faire un trop long. Un autre bientôt, promis. 😉

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 18 mars 2019.

 

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Les pages liminaires

Bonjour à tous et à toutes. Les pages liminaires d’un livre sont les toutes premières pages, celles qui se trouvent avant l’histoire ou le contenu à proprement parler.

Photo des pages liminaires d'un livre

Ces pages répondent à un ordre strict. Pour tout auteur qui souhaite être reconnu en tant que tel, il est nécessaire de le respecter.

Le verso de la première de couverture est la deuxième de couverture. Celle-ci est en principe laissée blanche.

  • La page impaire en regard, la première page, est la page de faux-titre. Elle est à droite quand on ouvre le livre. Elle porte le titre du livre et uniquement son titre en haut de la page.
Faux-titre
  • La page 2, le verso de la page de faux-titre est laissée blanche.
  • La page 3, à droite de la 2 est la page du titre principal. On y trouve le titre, le sous-titre et en dessous, le nom de l’auteur.
Titre principal

Sous titre

Auteur

  • La page 4 est celle du copyright. Il est centré en bas. Doivent apparaître, outre le copyright, l’ISBN, la date de publication, le nom de la personne ayant réalisé la couverture s’il y a lieu, le nom et l’adresse de la maison d’édition, le dépôt légal. Si le livre est destiné à la jeunesse, la phrase suivante doit également apparaître : « Loi n°49-956 du 16 juillet 1949 sur les publications destinées à la jeunesse, modifiée par la loi n°2011-525 du 17 mai 2011. »
Copyright
  • La page 5 est la page de la dédicace. Si vous n’en mettez pas, la page doit être laissée blanche. L’emplacement de la dédicace est variable, mais de façon traditionnelle, elle est à droite au milieu de la page.
Dédicace
  • La page 6 est laissée blanche.
  • La page 7 est celle de la préface, de l’introduction ou du début du texte. N’importe laquelle de ces catégories commence toujours sur une page de droite. Si votre introduction s’achève sur une page de droite, le texte commencera sur la page de droite suivante et non sur le verso de la dernière page d’introduction. La pagination commence sur cette page. Les six premières pages ne sont jamais paginées. Cependant, le numéro de la page sera bien 7 et non pas 1.
Préface
  • La préface et l’introduction, bien sûr, ne sont pas des pages obligatoires. Le sommaire est une autre page facultative. Si vous choisissez d’en mettre un, il apparaîtra sur la page 7, avant la préface. Laquelle sera donc reportée en page 9. À l’heure actuelle, l’usage est de mettre un sommaire (ou une table des matières) dans les livres pratiques et d’en faire l’économie dans les romans. Mais ce n’est en rien une règle et ce sera finalement à vous de faire ce choix.
  • Les seuls livres français qui ne suivent pas les règles de ces pages liminaires sont certains livres destinés à la jeunesse. Il convient alors d’aller chercher des livres de même type pour étudier leur structure. Mais je vous ferai un article sur le sujet, c’est promis ! 😉

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 11 mars 2019.

 

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La couverture

Bonjour à tous et à toutes. Vous venez d’écrire un chef-d’œuvre et il est temps, pour vous, de l’éditer…

J’ai un petit secret à vous révéler…

Quelle que soit la qualité de votre livre, quelle que soit sa catégorie, fiction ou non fiction, recettes de cuisine ou bien roman d’horreur ou de SF ou que sais-je, les ventes ne décolleront pas si la couverture n’est pas réussie !

Vous pouvez avoir autant de talent que J. K. Rowling, si votre couverture n’attire pas l’œil, si elle ne donne pas envie d’ouvrir le livre, alors la partie est déjà perdue!

Donc, c’est un point à ne surtout pas négliger !

Pour réussir mes couvertures, personnellement, je commence par regarder les couvertures des livres du même genre. Ensuite, je réfléchis à ce que le livre doit évoquer. Pour finir, je trouve un bon graphiste ou illustrateur (selon mes besoins) qui me réalisera la couverture parfaite.

Je vous déconseille fortement de faire la couverture vous-même. Sauf, bien sûr, si c’est votre métier…

Pour ma part, je dispose de Gimp et de Photoshop. Mais ces logiciels ne me servent que peu pour la première de couverture. Ce sont le dos et la quatrième de couverture que je réalise avec eux.Schéma d'un livre

Ce que je peux éventuellement faire sur la première de couverture, c’est placer le titre s’il ne l’est pas déjà ou bien le déplacer… J’ajoute aussi mon logo.

Mon logo : la Goutte d'Étoile

Bien sûr, pour un auteur auto-édité, il n’est pas utile d’avoir un logo.

Quoi qu’il en soit, mes interventions sur la première de couverture se limitent là. Pour le reste, je laisse faire le ou la pro.

Mais n’hésitez pas à exiger un travail de qualité et à faire refaire la couverture autant de fois que nécessaire jusqu’à ce que vous soyez entièrement satisfait·e. N’oubliez pas que l’avenir de votre livre en dépend…

Anaïs W. du blog vivredesesromans.com rappelle que vous ne devez pas réaliser la couverture qui vous plaît, mais celle qui correspond à votre livre. C’est un bon conseil en effet.

Quel que soit votre livre, il appartient à une catégorie. Vous devez donc vous inspirer des couvertures des livres qui marchent au sein de cette catégorie.

Attention au langage des couleurs. Chaque couleur a une signification, ne pas en tenir compte lorsque vous réalisez la couverture serait une grossière erreur qui vous coûterait des lecteurs.

Pour ma part, lorsque je dois décider de la couleur principale de la couverture d’un livre, je me sers de cet excellent article : http://evolutiongraphique.com/la-signification-cachee-des-couleurs-en-communication-visuelle/ dans lequel la signification de douze couleurs est donnée : bleu, rouge, jaune, vert, violet, orange, rose, turquoise, brun, noir, blanc et doré.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 11 février 2019.

 

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Typographie d’un dialogue

Bonjour à tous et à toutes. Je vous avais promis dans l’article La ponctuation que d’autres viendraient sur ce sujet. En voici donc un. Notez que je compte réaliser un second article sur les dialogues. Je ne traite donc ici que de leur typographie.

Photo de mésanges à la coupelle d'eau

Dans un dialogue rédigé en style direct (le prochain article sur les dialogues traitera justement des styles direct et indirect), on change de personne en allant à la ligne et en commençant la ligne par un tiret cadratin.

Exemple de dialogue tiré de Bucéphale et Alexandre une amitié interdite

Dans cet extrait du troisième chapitre de mon livre Bucéphale et Alexandre une amitié interdite, c’est la règle que j’ai appliquée. Et c’est cette règle que j’applique à chacun de mes dialogues écrits en style direct. Cependant, vous voyez qu’il n’y a ici aucun guillemet, ni français, ni anglais, ni ouvrant, ni fermant. Autrefois, on ouvrait un dialogue par des guillemets français et on le fermait aussi par des guillemets français. Cela avait pour effet de faire sauter le tout premier tiret cadratin du dialogue. Suivant cette règle, j’aurais dû écrire mon dialogue ainsi :

« Il fera un très beau toro, une très belle corrida.

— Tu f’rais mieux d’y préparer Alex, il a l’air de croire que ça durera toujours.

— Pas besoin, il s’est déjà attaché, il en a déjà vu partir.

— C’est vrai que ce n’est pas comme s’il ne connaissait pas la suite, mais… »

 

Aujourd’hui, les deux règles sont acceptées, à condition bien sûr de rester cohérent·e au sein d’un même texte.

N’oubliez pas qu’on n’utilise jamais les guillemets anglais pour ouvrir ou fermer un dialogue !

Mais alors, si on n’utilise pas les guillemets français pour ouvrir ou fermer un dialogue ni les anglais, quand les utilise-t-on ?

Toujours dans mon roman Bucéphale et Alexandre une amitié interdite, Alexandre parle souvent à ses deux animaux, Bucéphale et Vadrouille. Dans ce cas, il n’y a pas de dialogue puisque bien entendu, les animaux ne lui répondent pas. Les phrases d’Alexandre sont donc encadrées par des guillemets français.

Citation de Bucéphale et Alexandre une amitié interdite

Citation de Bucéphale et Alexandre une amitié interdite

Ici, les paroles d’Alexandre n’introduisent pas un dialogue. Elles sont rapportées au sein du texte, il s’agit donc plus d’une citation. Donc, les guillemets sont et doivent être conservés.

Notez qu’après «Tu y crois, toi ? » je n’ai pas mis de majuscule. Cela aurait été fautif dans ce cas, car il ne s’agissait pas d’une nouvelle phrase, mais d’une incise dite de dialogue qui ne porte jamais de majuscule, même si, dans ce cas, nous l’avons vu, il s’agit d’une citation… qui est déjà finie !

D’ordinaire, l’incise est introduite par une virgule, mais celle-ci disparaît après une ponctuation forte (point, point d’interrogation ou d’exclamation).

Et pour les guillemets anglais ?

En français, les guillemets anglais sont de second niveau. On s’en sert quand on fait une citation dans une citation et qu’on a donc déjà ouvert des guillemets français.

Exemple :

Anouck m’a déclaré hier : « Ce beau temps de début d’année ne me plaît pas ! Tous les experts le disent, “c’est le réchauffement climatique” ! »

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 01 avril 2019.

 

La ponctuation

Bonjour à tous et à toutes. Certains ont parfois du mal avec les différents signes de ponctuation. Voici donc un rappel qui devrait les aider.

Signes de ponctuation

Caractère Espace Windows Mac OS X
Le point (.) Pas d’espace avant, une1 après Direct clavier Idem
Le point d’exclamation (!) Une espace insécable2 avant, une espace après Direct clavier Idem
Le point d’interrogation (?) Une espace insécable avant, une espace après Direct clavier Idem
La virgule (,) Pas d’espace avant, une après Direct clavier Idem
Le point-virgule (;) Une espace insécable avant, une espace après Direct clavier Idem
Les points de suspension (…) Pas d’espace avant, une après Alt 0133 Alt . ou Alt ;
Les deux-points (:) Une espace insécable avant, une espace après Direct clavier Idem
Le guillemet français ouvrant («) Une espace avant, une espace insécable après Alt 174 Alt è
Le guillemet français fermant (») Une espace insécable avant, une espace après Alt 175 Alt Maj è
Le guillemet anglais ouvrant (“) Une espace avant, pas d’espace après Alt 0147 Alt « 
Le guillemet anglais fermant (”) Pas d’espace avant, une espace après Alt 0148 Alt Maj « 
La parenthèse ouverte ( Une espace avant, pas d’espace après Direct clavier Idem
La parenthèse fermée ) Pas d’espace avant, une espace après Direct clavier Idem
Le tiret cadratin (—) Toujours en début de ligne. Une espace insécable après Alt 0151 ou Ctrl Alt – Alt –
Point milieu (·) Pas d’espace, ni avant ni après Alt 0183 Alt Shift f

Certains signes de ponctuation, comme les guillemets seront plus amplement présentés dans des articles dédiés.

1 : En typographie, le mot espace est féminin.

2 : Pour faire une espace insécable sous Word : Ctrl + Maj + Espace

3 : Attention, les règles concernant les espaces qui encadrent les signes de ponctuation varient d’une langue à l’autre.

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 04 mars 2019.

 

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