Interview : Delphine Hutier

Bonjour à tous et à toutes. Aujourd’hui, je vous présente l’interview d’une autrice jeunesse prometteuse et avec laquelle j’ai de nombreux points communs : Delphine Hutier.

Delphine Hutier

Vous avez choisi d’écrire des contes pour la jeunesse. Pourquoi ce choix ?

J’aime écrire pour les enfants car c’est un public que je connais bien et avec lequel j’ai une très grande affinité. Je travaille depuis plus de quinze ans auprès d’eux et j’adore être en leur compagnie. Cependant, lorsque j’ai débuté l’écriture de mes histoires, elles n’étaient au départ qu’à destination de mes enfants. Je voulais essayer de répondre à leurs besoins par l’intermédiaire d’un conte qui permettrait de dédramatiser la situation et de les apaiser. J’ai commencé à en parler à mon entourage et plusieurs personnes m’ont soumis l’idée de partager mes histoires à un public plus large. Car d’après eux, ce qui pouvait apaiser mes enfants, pouvait également en aider d’autres. J’ai quelques idées de romans que je note pour plus tard.

Couverture Léopoldine3

Tanaloko: le petit caméléon en voit de toutes les couleurs est votre dernier conte. Il est sorti le 12 mars 2021. De quoi parle-t-il ?

C’est l’histoire d’un petit caméléon qui part à la recherche de sa propre couleur. Il va rencontrer plusieurs personnages tout au long de sa quête. J’ai associé à chaque personnage, une couleur et une émotion. Ce livre permet d’aborder le thème des émotions à travers les couleurs avec les enfants. L’éducation émotionnelle est très importante à mes yeux. Je n’ai pas commencé la promo car je dois encore faire deux corrections sur mon album que j’ai malheureusement vues après validation pour impression.

Couverture Tanaloko

Vous avez aussi écrit une série de trois contes, Léopoldine. Quel nom étrange, d’où vient-il ?

Que vous me croyez ou non, ce prénom m’est apparu en rêve. Étonnement je m’en suis souvenue le lendemain matin à mon réveil. Après quelques recherches, j’ai découvert que la fille de Victor Hugo s’appelait ainsi.

Couverture Léopoldine2

Beaucoup de vos contes cherchent à transmettre un message aux enfants. Pourquoi ce parti prit ?

Je n’avais pas conscience de cela. Depuis toute petite, j’aime lire, j’aime avoir la tête dans un livre. Ils sont à mes yeux un puits sans fond de savoir et de connaissances. J’aime apprendre, découvrir, et c’est ainsi que petite fille, les livres apaisaient mes angoisses et nourrissaient ma soif d’apprendre. J’ai l’habitude d’expliquer aux enfants que chaque livre contient un trésor, cela explique pourquoi quand je vais à la bibliothèque, j’ai l’impression d’être dans une caverne aux trésors. Alors j’imagine que c’est tout naturellement que j’ai pris le parti d’écrire aux enfants pour leur transmettre un message.

Couverture Madame Feuille

Quatre de vos contes sont à 6 €. C’est un prix dur à tenir pour un auteur auto-édité. Quel est votre secret ?

Quand j’ai proposé mes livres à un public autre que ma famille, mes enfants et mon entourage proche, j’ai souhaité qu’ils soient à la portée de tous.

Vous vous définissez comme une jardinière de l’imaginaire, c’est d’ailleurs le titre de votre blog. D’où vous vient cette image ?

J’ai toujours eu beaucoup d’imagination, je peux vous bricoler un bidule aussi farfelu qu’utile, mais je ne me vois pas comme une bricoleuse. J’associe le mot bricoler au mot réparer ce qui ne me correspond pas. J’aime bien l’idée de semer des graines douces et bienveillantes dans l’esprit des petits et des grands lecteurs. Une jardinière plante et sème des graines alors tout naturellement la jardinière de l’imaginaire est née.

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Le fermier et les grains de blé encourage l’enfant au respect et à l’acceptation de la différence. Un thème qui vous tient à cœur, je crois. Pouvez-vous nous en parler ?

Tout à fait, cette fable encourage au respect et à l’acceptation de la différence. Je pense que l’on est tous différents de par notre ADN, nos caractéristiques physiques, de par nos goûts personnels, mais certaines personnes se démarquent par d’autres signes distinctifs. Notamment, par leur façon de penser qui est différente, par leur façon de voir le monde et de le ressentir. Par exemple, je dis souvent que je ne comprends pas les gens, mais que je les ressens. J’ai une personnalité atypique qui peut surprendre voire effrayer. J’ai subi des brimades à l’école ou même sur mon lieu de travail au début de ma carrière, sûrement parce que je dérange autant que j’intrigue. En écrivant cette fable, je voulais faire passer le message aux enfants de ne pas avoir peur de ce qui est différent parce que c’est là où se trouve une grande richesse de découverte, de partage, d’échange. Nous vivons dans une société où la différence est source d’exclusion due à la peur de ce que l’on ne connait pas engendrée par l’ignorance. Je suis intimement convaincue que c’est en informant les enfants très tôt, en leur parlant de toutes ces notions, en leur proposant des ateliers philo que les mentalités s’ouvriront et changeront car les futurs adultes et citoyens de demain ce sont eux.

Le fermier et les grains de blé

Et enfin l’incontournable, quel·le est votre auteur ou autrice préféré·e ? Votre livre préféré ?

Je n’ai pas d’auteurs ou de livres préférés, mais j’aime beaucoup Bernard Werber, Jk Rowling, Laurent Gounelle et beaucoup d’autres, idem pour les livres.

Voilà, c’est tout pour cette interview, mais vous pouvez en découvrir plus sur Delphine et sur ses livres sur https://jardinieredelimaginaire.fr.

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