Interview : Fanny Broussard

Bonjour à tous et à toutes.

Aujourd’hui, j’ai choisi de vous présenter une autrice auto-éditée qui écrit, entre autre chose, sur la misère animale. Thème qu’il est nécessaire, hélas, d’aborder. Amicale, engagée pour les auteurs aussi bien que pour les animaux : Fanny Broussard.

Photo de Fanny Broussard

Ton premier roman est Dans la peau de Kiwi. Il raconte l’histoire d’une petite chatte qui va connaître entre autres choses, la maltraitance. Peux-tu nous en dire plus ? Qu’est-ce qui t’as poussé à écrire ce livre ?

Couverture de Dans la peau de Kiwi

Rien ne m’y a vraiment poussé. Je suis très engagée dans la protection animale (PA) je vois beaucoup de misère dans les rues. L’été dernier j’ai eu deux/trois semaines de « calme » et je me suis lancée dans l’écriture d’une petite nouvelle alors que je n’avais jamais vraiment écrit de ma vie, mis à part les rédactions scolaires.

D’une trentaine de pages, j’ai fini par y mettre un point final qu’au bout de 310 pages ! Ce livre est un témoignage de ce qui se passe dans nos rues selon le point de vue d’un chat errant. Leur vie n’est pas drôle, donc forcément, c’est triste, mais pas que ! De nombreux lecteurs qualifient ce premier roman d’ascenseur émotionnel.

Ton deuxième roman Dans la peau de Whisky (pas encore sorti) paraît être dans la même veine, puisqu’on se retrouve cette fois dans la peau d’un petit lapin. Ces livres sont-ils tout public ou bien réservés à la jeunesse ?

Couverture de Dans la peau de Whisky

Alors, j’aurais tendance à dire le contraire, je déconseille aux jeunes de moins de douze ans. Il y a de la souffrance animale et les enfants ont tendance à projeter leur lecture dans leur propre vie. J’ai déjà eu une maman qui m’a contactée, hors d’elle, car sa jeune fille de sept/huit années avait lu Dans la peau de Kiwi, et avait développé une sorte de stress ensuite. Ce stress s’est caractérisé par la séquestration du chat de la famille dans sa chambre « pour qu’il ne lui arrive rien » et elle attrapait les chats qu’elle trouvait dans la rue pour les mettre en sécurité.

Tout ça pour dire que c’est aux parents de décider si leur enfant est prêt pour ce genre de lecture. Si l’enfant a conscience que le monde peut être injuste et dur, et qu’il n’y a pas des licornes à chaque coin de rue, je pense que mes livres peuvent leur être offerts sans problème.

Whisky, Kiwi, que des personnages attachants. N’est-ce pas trop dur de regarder le monde à hauteur de chat ou de lapin ? Comment t-y prends-tu pour créer ce genre de personnages et les faire vivre ?

Bonne question ! J’ai toujours été entourée de chats dans ma vie, alors ça n’a pas été très compliqué de me mettre dans leur tête, même si j’y ai laissé quelques neurones ! Pour Whisky… C’est beaucoup plus dur.

En 2016, j’ai créé une association de protection animale dédiée aux NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) dont les lapins font partie. J’ai donc eu l’occasion d’en avoir quelques-uns en famille d’accueil. Toutefois, je ne pense pas être encore une experte de leur psyché. Je maîtrise les conditions de vie, la nourriture, les soins, les comportements sociaux, mais de là à créer un caractère attachant tout en respectant le lapin en lui-même, c’est un sacré défi.

Ton troisième roman, Shindarem est lui aussi en cours d’écriture. Cette fois, plus d’attendrissants animaux. Peux-tu nous en parler ? Que veut dire le titre ?

Couverture de Shindarem

Le titre est une énigme donc je ne peux pas en dire plus. Les lecteurs devront deviner lors de leur lecture.

Si, il y a un chat dans l’histoire, une minette nommée Câline en mémoire à mon premier « amour » félin si on peut dire. Cette chatte va servir de garde fou au protagoniste principal.

Shindarem, c’est l’histoire d’une jeune fille nommée Eléanore qui présente un dédoublement de la personnalité assez flippant qui lui fait faire des choses étranges. Je ne souhaite pas en dire plus, car c’est un livre en pause depuis une année déjà et j’ai peur de dire des bêtises.

Mais j’ai bien, au moins, une dizaine de projets en cours, c’est assez épuisant, mon cerveau ne s’arrête jamais.

Tu as réalisé une remarquable bande-annonce pour Shindarem. D’où t’es venue cette excellente idée et comment as-tu fait ?

Alors je ne l’ai pas faite, il s’agit de Breizgraph, il est graphiste pour les auto-édités. C’était un test pour lui, afin de montrer de quoi il est capable aux autres auteurs indépendants. Donc si ça vous a plu, c’est que ça marche !

Tu as cinquante-cinq commentaires sur Amazon ! Mais quel est ton secret ?

Je fais beaucoup de ventes, deux brochés en moyenne par jour, et lors des préventes de Kiwi, 233 exemplaires ont été vendus donc je pense que ça aide pour avoir des commentaires. Ensuite, j’ai mobilisé mes proches qui ont lu le livre et mis quelques annonces sur Facebook pour rappeler aux lecteurs de mettre un avis.

Tu es très engagée en protection animale, parle-nous de tes combats.

Oui, en effet. Disons que je me bats pour la « Vie », qu’elle soit humaine ou animale, ou encore végétale. Mais j’ai une affinité toute particulière pour les animaux, je ne me l’explique pas vraiment, peut-être que le genre humain me déçoit un peu trop souvent…

Mon premier combat est celui de l’abandon des animaux domestiques en France, nous sommes les champions d’Europe. Vive la France !

Ensuite, je dirais la lutte contre la déforestation, je vais essayer de limiter l’impression de mes romans, mais mon lectorat est à 99% sous format papier, quel choix cornélien.

La chasse me touche énormément, c’est pourquoi le tome III de la série « Dans la peau » portera sur une renarde. Ce livre permettra de dénoncer certaines pratiques. Il y a aussi le trafic d’animaux, notamment le côté très sombre de la prostitution animale. C’est un marché qui brasse des sommes faramineuses… Les grands singes en sont les premières victimes, mais il y a aussi les animaux de compagnies… ça se déroule partout autour de nous. J’essaie de ne pas y penser, sinon c’est la déprime assurée.

Pour finir, l’incontournable question : ton auteur·e préféré·e ? Ton livre préféré ? Pourquoi ?

Alors je sais surtout ce que je n’aime pas ! Mais j’ai eu un énorme coup de cœur quand j’étais enfant : la saga de l’Héritage (Eragon) de Christopher Paolini. D’ailleurs, j’ai appris qu’aujourd’hui sortait une suite !!!!!!!!!!!!!!!!!!

Voilà, c’est tout pour cette interview. Comme toujours, j’espère qu’elle vous a plu. N’hésitez pas à découvrir le site de Fanny : http://www.fanny-broussard.com/

 

Interview publiée pour la première fois sur Overblog le 15 septembre 2019.

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