L’auto-édition, kesako ?

Kesako ? Oui, c’est une bonne question.

Vous avez écrit un beau livre et vous voudriez le voir édité. Pour cela, il n’existe non pas une mais trois façons.

Oui, trois façons d’avoir votre chef d’œuvre entre vos mimines.

NUMBER ONE

L’édition à compte d’éditeur. Vous envoyez votre manuscrit/tapuscrit à une maison d’édition, elle vous répond en vous disant qu’elle vous aime, qu’elle aime votre prose et qu’elle veut en faire profiter l’humanité tout entière en la publiant à des milliers d’exemplaires qui seront vendus dans toutes les librairies. À elle les frais, tout le travail amont, la com’, les risques, à vous la célébrité et les royalties…

Non, franchement, là vous avez vraiment le c.. bordé de nouilles comme on dit vulgairement et vous pouvez soupirer de contentement un idéal « elle est pas belle la vie ? »

Photo de Sheldon en train de sourire

NUMBER TWO

Une gentille maison d’édition vous propose d’éditer votre prose. Elle vous aime, n’a jamais rien vu d’aussi beau. Vous êtes le nouveau Mozart de la littérature. Elle vous veut absolument. Vous recevez un superbe contrat en bonne et due forme. Mais comme publier un livre coûte cher, elle vous demande de participer aux frais à hauteur de 100% soit quelques milliers d’euros. En échange, à elle les sous et à vous l’honneur de vendre vos livres, d’en faire la promo, etc. C’est l’édition à compte d’auteur. À chaque fois que vous vendrez un livre, n’oubliez pas les royalties de la maison d’édition car par le biais du contrat que vous avez eu la bonté de signer et qui vous lie désormais à elle, elle est propriétaire de votre œuvre. Bien entendu, si la mise au pilon est nécessaire, oserais-je préciser que le retour des livres se fera également à vos frais. Faut quand même pas charrier…

Photo d'un enfant avec un bonnet d'âne

NUMBER THREE

En numéro trois donc, nous avons l’auto-édition. Là, vous êtes tout, l’auteur, l’éditeur, le vendeur… Tout vous dis-je. Il vous faudra assurer la correction, la mise en page, la publication, la promotion, la vente… Tout.

Seulement, là, vous restez propriétaire de votre oeuvre et l’intégralité des bénéfices sont pour vous. Un travail de titan, si, si, j’vous jure, mais où vous avez le droit de goûter aux fruits de votre labeur.

Image de Lisa Simpson allongée sur son lit

Je vous sens étrangement pencher pour l’édition à compte d’édition à la fin de cet article.

Je pense qu’à la vue de ces lignes, vous aurez, du moins je l’espère, définitivement renoncé à l’édition à compte d’auteur. Il s’agit d’une arnaque pure et simple destinée à profiter de la folle envie d’auteurs en herbe de croire en leurs rêves.

Pour ce qui est de comprendre pourquoi éviter l’édition à compte d’édition et définitivement opter pour l’auto-édition, je vous invite à découvrir mon prochain article « Pourquoi l’auto-édition ? »

Et vous, connaissiez-vous déjà l’auto-édition ? Qu’en savez-vous ?

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 18 décembre 2015.

 

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