Le gris typographique

Bonjour à tous et à toutes. Non, le gris typographique, cette bête noire des éditeurs et auto-édités n’est pas un pigeon ! Pas plus que ce n’est un Big Foot, un dahu, un mythe ou quoi que ce soit du genre.

Photo d'un pigeon

Comparez les deux captures d’écran tirées de mon livre Bucéphale et Alexandre une amitié interdite. Remarquez-vous quelque chose ? Oui, il s’agit de deux fois la même zone de texte (les pages 19 et 20) et ce que vous devez trouver, sorte de jeu des sept erreurs, est sur la page 20.

Pages de Bucéphale et Alexandre sans blancs typographiques

Pages de Bucéphale et Alexandre avec blancs typographiques

Alors ?

Voyons à présent si vous trouvez sur ces deux captures d’écran du recueil d’Hélène Chambaud, Chrysalide, que j’ai édité.

Pages de Chrysalide sans blancs typographiques

Pages de Chrysalide avec blancs typographiques

Alors ? Vous avez trouvé ?

Revoici les deux captures d’écran « du bas » avec encadrée la différence.

Page Bucéphale et Alexandre avec blanc typographique encadré

Page Chrysalide avec blanc typographique encadré

Comme vous le voyez sans doute maintenant, les espaces de ces deux lignes sont plus grandes que celles des autres lignes. Lorsque votre texte est justifié, c’est-à-dire qu’il s’arrête toujours sur la même verticale, la taille des espaces entre les mots varie. C’est grâce à cela que la justification est possible. En revanche, les espaces entre les lettres ne varient pas afin de conserver le mot lisible. Conséquence, lorsqu’il y a un ou des grands mots sur une même ligne, le plus souvent, les espaces sont allongées pour tenir la ligne. C’est laid, ça ralentit la lecture et c’est ça, ces espaces trop longues, qu’on appelle des gris typographiques.

Or, sur la première capture d’écran de mon roman et sur la première de Chrysalide, comme vous l’avez remarqué, pas de gris typographiques ! C’est donc qu’il y a un moyen de résoudre ce problème et de s’enlever cette épine du pied… 😉

Voici ma botte secrète

Commencez par mettre en surbrillance toute la ligne concernée, voire un peu plus si nécessaire.

Ligne en surbrillance

Une fois fait, faites un clic droit sur la ligne, puis cliquez sur Police, puis Paramètres avancés.

Paramètres avancés

Là, vous pouvez choisir de condenser ou bien d’étirer l’espacement (celui entre les mots et les lettres) autrement dit, de le réduire ou de l’augmenter. Je vous conseille de le condenser, car c’est le plus efficace et de ne jamais aller au-delà de 0,4 pt de condensation, sans quoi cela se voit sur le texte et il devient moins lisible. Parfois, la condensation ne marche pas et il faut alors tenter un étirement (éviter d’aller au-delà de 0,3 pt).

Si aucun des deux ne marche, c’est rare, mais cela arrive, il faut retenter en prenant plusieurs lignes du dessus dans la surbrillance, en plus de celle concernée.

😉

 

Article publié pour la première fois sur Overblog le 07 octobre 2019.

 

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