Quelque soit ou quel que soit

Bon­jour à tous et à toutes. Faut-il écrire quelque soit ou bien quel que soit ? Cette locu­tion en trompe plus d’un. Voyons cela ensemble.

Quel que soit le parapluie

Quel que soit

On écrit tou­jours quel que soit en trois mots avec l’ad­jec­tif indéfi­ni quel.

Exem­ple : Quel que soit le para­pluie choisi, il te pro­tègera de la même façon.

Accord

  • En tant qu’ad­jec­tif indéfi­ni, quel s’ac­corde en genre et en nom­bre avec le sujet auquel il se rapporte.

Exem­ple : Quelle que soit la fenêtre par laque­lle tu regardes, tu as une belle vue.

  • En tant que verbe con­jugué, soit s’ac­corde en nom­bre (singulier/pluriel) avec le sujet auquel il se rapporte.

Exem­ple : Quels que soient tes soucis, tu peux tout lui dire.

Bouton pour découvrir mes livres

Le pluriel des noms en [o]

Bon­jours à tous et à toutes. Les noms se ter­mi­nant par [o] peu­vent écrire ce son de plusieurs façons dif­férentes : eau, au, aut, aud, aux, ot, os, etc. C’est la façon d’écrire ce son [o] qui déter­min­era le pluriel.

Goutte d'eau

Les noms en ‑eau

Tous les noms en ‑eau pren­nent tous un x au pluriel.

Exem­ple : « De quel droit met­tez-vous des oiseaux dans des cages. » Vic­tor Hugo — Lib­erté

Les noms en ‑au

Tous les noms en ‑au pren­nent un x au pluriel, sauf lan­dau et sar­rau qui pren­nent un s.

Exem­ple 1 : Les joyaux de la couronne sont magnifiques.

Exem­ple 2 : Ces landaus sont très cher.

Les noms en ‑aud et ‑aut

Tous les noms en ‑aud et ‑aut font leur pluriel en s.

Exem­ple : Les sauts de ces crapauds sont impressionnants.

Les noms en ‑o, ‑oc, ‑op, ‑ot et ‑ôt

Tous les noms en ‑o, ‑oc, ‑op, ‑ot et ‑ôt font leur pluriel en s.

Exem­ple 1 : Ces numéros sont rangés par ordre croissant.

Exem­ple 2 : Les chocs répétés ont abîmé l’aile de la voiture.

Exem­ple 3 : Ces sirops sont trop sucrés.

Exem­ple 4 : Ces pots de fleurs sont de véri­ta­bles œuvres d’art.

Exem­ple 5 : Il est allé pay­er ses impôts.

Les noms en ‑aux et ‑os

Les noms en ‑aux et en ‑os sont invari­ables : ils s’écrivent au pluriel comme au singulier.

Exem­ple 1 : Les taux ne cessent de grimper.

Exem­ple 2 : Tous vos propos sont incohérents.

Bouton pour découvrir mes livres

Interview : Marielle Piccolo

Bon­jour à tous et à toutes. Aujour­d’hui, je vous présente, une fois n’est pas cou­tume, l’in­ter­view d’une jeune autrice ren­con­trée en dédi­cace : Marielle Pic­co­lo.

Marielle Piccolo

Marielle, vous avez sor­ti un très joli con­te l’an dernier : La danseuse au vis­age figé. Pou­vez-vous nous le présenter ?

Il s’agit d’un con­te qui s’adresse aus­si bien aux petits qu’aux grands. C’est l’histoire d’Hina, la petite danseuse de bois, qui est libérée de sa boite à musique par la souris du Lac. Liée à une malé­dic­tion, elle ne pour­ra pas rester dans un même lieu plus de trois jours. Accom­pa­g­née de ses deux bal­ler­ines trans­for­mées en chats, elle ren­con­tr­era un pein­tre qui voit tout en noir, une vendeuse de robes de poupées dévorée par l’avidité, et un toi­let­teur pour chats ayant peur des chats.

La petite danseuse au visage figé

Ce n’est pas com­mun comme his­toire, qu’est-ce qui vous a don­né l’idée de ce conte ?

Lorsque j’ai écrit La petite danseuse au vis­age figé il y a quelques années, mon but n’était pas de pub­li­er un livre. Une de mes amies était en dépres­sion, et je voulais trou­ver un moyen de lui remon­ter le moral et surtout lui mon­tr­er que je la com­pre­nais, à tra­vers les mots. Pour moi, cette petite danseuse piégée dans sa boite à musique était la per­son­ni­fi­ca­tion même de la dépres­sion. C’est comme ça que le con­te a vu le jour. Finale­ment, je me suis lais­sé porter par ma plume et l’histoire a pris un autre tour­nant pour devenir un con­te pour enfants. Mon amie, je vous ras­sure va beau­coup mieux maintenant ;-).

Avez-vous ou allez-vous sor­tir d’autres livres ? Si oui, de quoi parleront-ils ?

J’ai final­isé mon man­u­scrit fantastique/horreur, Le gouf­fre aux sou­venirs. Ici, je m’éloigne com­plète­ment de l’univers enfan­tin et je me lance dans un genre qui me plaît égale­ment depuis toujours.

Cela racon­te l’histoire d’Icare, qui après avoir échap­pé à une mon­strueuse créa­ture, se réveille dans une mys­térieuse salle sans issues, tapis­sée d’une matière rouge organique. Il ren­con­tre cinq incon­nus, provenant des qua­tre coins du pays : un sourd et muet, un quin­quagé­naire, une jeune avo­cate, une vieille dame, et un Japon­ais. Per­son­ne ne con­nait cet endroit, mais ils ont tous un point com­mun : ils ont été attaqués par la même entité. Sous leurs pieds se trou­ve tout un monde ali­men­té et organ­isé autour des sou­venirs de la Terre. Les six indi­vidus devront sur­vivre et réus­sir à regag­n­er le monde réel.

Votre livre est à 6,50 € seule­ment ! Quel est votre secret ?

Je vais vous dévoil­er ma recette ou plutôt il n’y a aucune : je ne touche presque rien pour la vente de mes livres ! J’ai pub­lié La petite danseuse au vis­age figé unique­ment pour le plaisir de partager mes écrits. Les retours posi­tifs et les échanges que j’ai avec les lecteurs con­stituent mes revenus. Bien qu’ils ne rem­plis­sent pas mon porte­feuille, ils ali­mentent de loin ma satisfaction.

Les cri­tiques sont dithyra­m­biques. Vous attendiez-vous à de tels retours ?

Je ne pen­sais pas, lorsque j’ai pub­lié ce livre, que les cri­tiques seraient aus­si pos­i­tives. J’ai ten­dance, comme la plu­part des auteurs je sup­pose, à sous-estimer mon tra­vail. Encore mer­ci à tous pour l’accueil que vous avez fait à La petite danseuse au vis­age figé. 

Vous aimez, je crois, racon­ter des his­toires aux plus petits. C’est une pas­sion que vous avez tou­jours eue ou que vous avez décou­verte sur le tard ?

J’ai tou­jours aimé racon­ter des his­toires, cela depuis toute petite, mais c’est lorsque mon neveu est arrivé dans ma vie il y a 6 ans que j’ai com­mencé à nour­rir son imag­i­na­tion de toutes sortes de con­tes. Des esprits de la forêt qui habitent dans le jardin de tata, des bus arc-en-ciel, des for­mules mag­iques ; toute excuse était bonne pour le faire rêver. C’est grâce à lui que j’ai com­pris que j’aimais par-dessus tout racon­ter des his­toires aux enfants.

Con­sid­érant votre goût à con­ter des his­toires, avez-vous déjà envis­ager de faire des livres audio ?

C’est un pro­jet en cours, mais c’est top secret ;-). Par con­tre, le temps me man­quant, je ne sais pas quand est-ce que le pro­jet aboutira.

Enfin, l’incontournable, votre livre préféré, votre auteur ou autrice préféré·e ?

Je change encore d’univers pour vous annon­cer mon livre préféré : La pierre et le sabre d’Ei­ji Yoshikawa. C’est un roman his­torique du début du XXe siè­cle qui racon­te l’histoire de Musashi Miyamo­to, grand samu­rai du XVIe siè­cle. L’auteur entremêle avec brio le des­tin de plusieurs per­son­nages et il décrit telle­ment bien les scènes d’action, que nous avons l’impression d’assister à un film. Je suis une grande fan de films d’arts mar­ti­aux, et pra­ti­quant moi-même le Kendo (l’art des samu­rai) ; je ne pou­vais qu’adorer.

Pour mon auteur préféré, c’est sans aucun doute le man­ga­ka Jun­ji Itō, spé­cial­iste des con­tes horrifiques.

Bouton pour découvrir mes livres